L’utilisation d’embryons hybrides homme-animal pour les demandes de greffe.

Le Japon autorise la création d’embryons hybrides homme-animal. Le but serait de parvenir à développer des organes humains chez des animaux et ainsi subvenir aux demandes de greffes. C’est la première fois que le Japon accepte ce type d’expérience. En effet, ce pays approuvait des expérimentations depuis Juillet 2019 mais elles ne pouvaient dépasser 14 jours.

Outre le défi technologique, c’est bien la bioéthique qui pose question. La loi de bioéthique de 2011 interdit ce genre de pratiques en France. Des chercheurs américains ont poussé le développement d’un embryon homme-mouton jusqu’à 28 jours. Ces travaux ouvrent donc la porte à de nouvelles interrogations.

Bientôt des embryons hybrides homme-animal ?

Comme l’explique le docteur John De Vos, responsable du département ingénierie cellulaire et tissulaire au CHU de Montpellier, « Il ne faut à aucun prix que le cerveau de l’animal soit humanisé et qu’on se retrouve avec un porc qui aurait un cerveau en grande partie d’origine humaine ».

La création d’embryons hybrides homme-animal pour les greffes à de quoi surprendre. Et surtout peut faire peur. Ne risque-t-on pas d’essayer de modifier des hommes avec des gènes animaliers pour développer certaines capacités ? N’est-il pas cruel d’élever des animaux dans le seul but de récupérer certains organes ? Quelles seraient les conditions de vie et les souffrances de ces êtres ? Les dérives possibles inquiètent donc la communauté scientifique. A terme, les défenseurs des conditions animales interviendront probablement.

D’autant plus que certaines solutions, plus éthiques et moins barbares se développent. En effet, la bio-impression d’organes en 3D donnent des résultats de plus en plus satisfaisants.

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