Les organes artificiels, avenir de demain ?

Dans la newsletter du mois d’avril, nous vous avions abordé de la place grandissante de l’impression 3D dans le domaine médicale. Cette technique est souvent associée à l’impression d’organe. Face à une pénurie des greffons et une demande toujours croissante, la recherche d’organe apparaît comme une priorité. Les organes artificiels pourraient être une solution à de nombreuses maladies.

Le coeur artificiel 

L’insuffisance cardiaque touche des millions de personne à travers le monde. Elle traduit une incapacité de contraction synchrone des deux ventricules et entraîne une fatigue chronique. 

©CARMAT : Représentation du coeur artificiel

Des entreprises se sont spécialisées dans des solutions de traitement de la maladie. Par exemple, Carmat développe un coeur artificiel constitué de 2 ventricules qui miment l’activité du coeur. Les cavités sont séparées en deux pour recevoir d’un côté le sang, et de l’autre conserver le liquide d’activation nécessaire au fonctionnement des pompes. Le coeur est recouvert de capteurs autorisant ainsi l’adaptabilité de la fréquence cardiaque selon les besoins métaboliques du patient. De plus, les valves et les cavités sont recouvertes de tissus animales permettant une biocompatibilité, et d’ainsi éviter les risques de coagulation suivi de thromboses. L’inconvénient est que la prothèse est liée à un système de batterie portatif externe.

Lors du mois de mai 2020, un 13ème patient a été implanté alors qu’il était en stade terminal. 

Le rein artificiel 

Pour répondre à l’insuffisance rénale qui touche de plus en plus de personnes à travers le monde, des équipes cherchent à développer un rein artificiel. C’est le cas de l’université

de Californie San-Francisco (UCSF) qui a lancé le projet The Kidney Project. Un rein artificiel qui révolutionne la dépendance des patients atteints à la dialyse. 

©USCF : Représentation du rein artificiel

L’appareil se divise en deux : une partie pour l’hémofiltration et une partie pour le maintien des fonctionnalités rénales. Ainsi, des membranes créées par nanotechnologie avec du silicone permettent de filtrer les toxines du sang sans avoir besoin de pompes et donc d’alimentation électrique. D’autre part, la prothèse comporte des cellules rénales humaines pour maintenir les autres fonctions rénales, à savoir l’équilibre électrolytique, un bon volume d’eau dans le sang et la réalisation des fonctions métaboliques. Des études ont été réalisées sur des animaux et montrent que les cellules rénales n’amènent pas de réactions auto-immunes, ni la création de caillot sanguin. Enfin, le dispositif est connecté au système sanguin et à la vessie pour évacuer les toxines. 

Après avoir passé la phase d’essai sur animaux, les tests sont grandement attendus sur les hommes pour observer ou non la viabilité du dispositif. 

L’impression d’organe pour la formation

Biomodex est une start-up française qui a misé sur l’impression 3D d’organe pour la formation de futur chirurgien. Des études relèvent un nombre important de décès suite à une erreur médicale. Pour réduire ces morts évitables et assurer un meilleur soin, la pratique sur organe imprimé pourrait être une belle alternative. 

Les organes sont imprimés à partir d’images médicales. Les impressions seraient donc spécifiques à un patient, ou bien serviraient d’entraînement sur des pathologies particulières. 

Le coût des opérations pourrait être drastiquement réduit. En effet, les complications seront diminuées tout comme les soins. 

L’entreprise est toujours en développement et pourrait assurer la formation de demain.  

En conclusion

Les organes artificiels permettraient d’avoir une disponibilité d’organes pour répondre à la forte demande. Cependant, il reste à répondre aux questions éthiques pour établir une législation et ne pas tendre vers le transhumanisme. 

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