Start-up en santé

Centrées autour de l’innovation en santé, les start-up se multiplient et se fraient peu à peu un chemin dans le monde de l’ingénierie biomédicale. Cette année, 5 start-up, de domaines très différents ont été présentées. Elles concourraient pour le prix de la meilleure start-up santé.

Delmont imaging vainqueur du prix start-up santé

Delmont imaging

“VAINQUEUR DU PRIX START-UP SANTÉ”

Originaire de La Ciotat, Delmont Imaging nait en 2016. L’objectif de la société est de développer des produits n’existant pas actuellement pour la gynécologie. Ces produits, basés sur les besoins des praticiens, permettront de faire sortir des actes très simples du bloc opératoire pour les réaliser en consultation. Cela engendrera une économie pour les établissements ainsi qu’un gain de temps pour les praticiens dû à la libération de créneaux dans les blocs opératoires.

L’activité principale de la société consiste en le développement de produits pour l’hystéroscopie. La chirurgie à froid permet de réaliser des actes médicaux en consultation et en ambulatoire. En effet, elle réduit le diamètre des instruments, ce qui va permettre d’atténuer la douleur infligée au patient. Delmont a également développé un produit permettant la capture d’images lors de l’hystéroscopie (caméra HD avec une carte wi-fi intégrée). Ces images sont directement envoyées à une tablette dans un compte-rendu préalablement rempli.

TheraPanacea

Fondée en 2017, TheraPanacea intègre de l’intelligence artificielle en radiothérapie. En effet, la radiothérapie doit, aujourd’hui, répondre à différents enjeux tels que :

  • la réduction du temps passé pour la préparation
  • l’apport de nouvelles technologies sur les accélérateurs
  • l’automatisation des différentes étapes de préparation
  • l’évolution anatomique propre à la maladie et au traitement de la radiothérapie.

Pour faire face à ces enjeux, l’utilisation de l’IA va permettre d’apporter un gain de temps et de précision.

TheraPanacea propose donc une suite logicielle allant du contourage automatique contenant le module Annotate jusqu’à la radiothérapie adaptative. La société travaille déjà sur un module de segmentation tumorale permettant de délimiter la zone de la tumeur.

Samantree

Créée il y a 5 ans, Samantree a développé une nouvelle technique d’imagerie permettant de répondre aux besoins médicaux liés au cancer du sein, et concilie imagerie microscopique et imagerie macroscopique.

Leur produit Histolog permet d’analyser la morphologie des tissus en période peropératoire et va produire une image d’histologie à l’échelle de la pièce chirurgicale. Ainsi, le temps du chirurgien au bloc pourra être optimisé. La start-up se concentre particulièrement sur la chirurgie mammaire. Elle s’assure de la bonne extraction d’une tumeur pour qu’elle ne soit entourée que de tissus sains. Grâce à ce produit et à son apport de précisions, les praticiens n’auront plus besoin d’attendre les tests faits en laboratoire.

Weydo Music

Née courant 2019, Weydo Music est une jeune start-up qui permet de rendre la rééducation – processus fastidieux, long et répétitif – plus attrayante et supportable pour le patient.

Weydo Music a alors fait appel à des thérapeutes dans l’idée de pouvoir concilier l’amusement et le besoin de rééducation. Le développeur électronicien de la startup, étant aussi musicien. Il a alors pensé à développer des interfaces musicales équipées de capteurs de mouvement permettant aux patients de jouer de la musique tout en faisant leur séance. La société a élaboré le produit We’Touch, qui se compose d’un boîtier central générant les sons sur lequel se rattachent différents modules. Ces modules touchent aussi bien à la rééducation motrice (capteurs de vibration au toucher) qu’à la rééducation cognitive. Ils permettent au neuropsychologue d’explorer le champ spatial des patients atteints d’une neuro négligence. Aujourd’hui, le produit We’Touch est prêt à être commercialisé.

Diafir

Fondée en 2011, la société Diafir a développé une application, Synofast, en réponse aux besoins en rhumatologie.

Aujourd’hui, lorsqu’un patient présente une articulation gonflée, on réalise une ponction synoviale. Le liquide prélevé est ensuite envoyé en bactériologie pour détecter la présence éventuelle de bactéries. Ce processus prenant du temps, le patient est hospitalisé et subit une injection d’antibiotiques due au risque de septicémie.

L’application élaborée va permettre de faire une analyse beaucoup plus rapide (environ 15 min) à partir de 7 μl de liquide synovial. En effet, la start up a développé une fibre optique qui possède des propriétés intéressantes dans la connexion du signal infrarouge : le signal émis heurte le bord de la fibre optique où le liquide synovial est présent permettant une interaction avec le liquide. Cela va déformer le spectre infrarouge et révéler la présence de bactéries ou non dans le liquide.

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