SantExpo-Paris Healthcare Week

Objets connectés et efficience

Le potentiel des objets connectés est important. Ils permettent une surveillance des équipements et facilitent la mise à disposition de l’information entre les personnels, soignants ou non. Les objets connectés sont ainsi un facteur important d’efficience du parcours patient. Comme pour toutes les innovations d’usage, il est nécessaire d’en comprendre les conditions d’utilisation et d’en mesurer les retours.

On désigne par objet connecté l’alliance d’un système et d’un objet permettant de connaître un paramètre physique dans le but de l’exploiter. Allié à une partie cloud permettant de remonter les données à haut débit, ces objets ont la capacité de traiter ces données pour ensuite les renvoyer vers une interface dans la promesse de rendre un service.

L’objectif de ces objets connectés est de connaître le comportement du client après l’achat. On note trois niveaux d’exploitation stratégique des données recueillies :

— À l’aide des données récoltées, le fournisseur est en possession des usages de l’objet connecté et propose un service connecté de maintenance déchargeant le client d’un certain travail.
— Le fabricant fournit un service additionnel de prédiction de la maintenance. Cette exploitation des données nécessite l’utilisation de l’Intelligence Artificielle.
— Les fournisseurs font appel à la fusion de données des acteurs (afin de comprendre le fonctionnement).

Les objets connectés instaurent ainsi un parcours client entièrement digitalisé – voire phygitalisé, c’est à dire que les données physiques ont été transformées en données digitales.

Dans l’univers hospitalier, ces objets connectés permettent de faciliter au quotidien le travail des professionnels de la santé. Il sera donc plus efficient en apportant un diagnostic et une thérapie plus adaptés.

Comment faire accepter l’arrivée des objets connectés à l’hôpital ?

Face aux contraintes économiques que rencontre l’hôpital, l’efficience est de rigueur et les objets connectés peuvent représenter une solution. Associé aux nouvelles exigences des patients d’être évaluateur de leur soin et à la « valeur soin » de Ma Santé 2022, l’objet connecté fait son apparition dans les établissements de soins. Mais cette réorganisation de l’offre de soins n’est pas toujours bien vue car parfois mal réalisée.

Pour prendre ce virage numérique, il faut réfléchir collectivement à la manière de transformer, même si ce n’est pas toujours évident à appréhender dans les établissements où il y a peu de culture de l’innovation.

Avant de pouvoir embarquer l’ensemble des acteurs de la santé dans les projets d’innovation, il faut cependant passer par plusieurs étapes. Tout d’abord, pour mener à bien une innovation, il faut rapidement se
donner des objectifs et se fixer des axes. Puis, après avoir clairement identifié l’ensemble des acteurs moteurs de l’innovation, il est essentiel de les accompagner dans la quête de l’objectif d’innovation à atteindre. En soutenant les équipes et valorisant l’investissement, on les rassure et elles émettent ainsi moins de résistance au changement. S’en suit une phase de dialogue, d’appel aux partenariats et d’échange avec des réseaux déjà existants afin de pouvoir enfin transformer durablement et efficacement.

Mais après avoir innové, il faut mesurer et décider d’indicateurs établissant si les objectifs initiaux ont été atteints et suivant la valeur ajoutée, sans avoir peur de modifier en cours de route l’orientation initialement fixée.

Que peut-on mesurer avec des objets connectés et que peut-on gagner ?

Ces objets connectés permettent de mesurer la proposition d’utilité de l’innovation à l’aide de 6 valeurs :

  • La productivité
  • La simplicité
  • La commodité
  • Les risques
  • L’amusement à l’image
  • Le respect de l’environnement

Ainsi, on fait de l’innovation pour faire mieux plus efficacement et permettre aux personnes de comprendre plus rapidement tout en ayant une facilité d’utilisation et une réduction des risques (financier, physique, personnel).

On classifie les informations recueillies par ces objets connectés dans 2 catégories :

  • Les informations sont dites tirées lorsqu’on obtient l’information souhaitée en réponse à un besoin exprimé par le client à l’instant T. Elles apportent comme valeur ajoutée la commodité, la productivité et la simplicité. Ce type de donnée peut être utilisé pour de la géolocalisation utile au recensement ou à la mutualisation de dispositifs par exemple.
  • Les informations poussées sont celles que nous recevons par notification (sur nos téléphones/tablettes). L’information apparaît sans besoin exprimé de la part du client. L’utilisateur a préalablement programmé le système en désignant l’objet et la zone, de manière à recevoir l’information. Ce sont ces types d’informations qui sont recherchés lorsque l’on pratique le geofencing ou gardiennage virtuel.

On peut mesurer les besoins clients (personnel soignant et médical), à l’aide de la pyramide des besoins. Celle-ci est composée de 3 strates :

Pyramide des objets connectés pour une plus grande efficience hospitalière.

L’efficience dépend de la réflexion autour des objets connectés

La valeur maximale de l’innovation utile se trouve dans la couche intermédiaire : le moteur. Une grande partie des innovations d’aujourd’hui se situent dans la classe « bonus ». Cette section inclut la moitié des start-up qui sont dans ce schéma. Si l’apport de ce type d’innovation satisfait les clients, ils ne seront pas pour autant mécontents de l’absence de celle-ci.

Avant d’investir, il faut toujours avoir en tête les 3 critères universels de l’ergonomie : utile, utilisable, acceptable. L’acceptabilité est trop souvent négligée. La pyramide des besoins ci-dessus rentre dans le détail de l’utilité.

Les objets connectés sont des générateurs de données. Or, toutes les données ne sont pas nécessairement des informations utiles. Pour cela, il faut veiller à croiser les données, des usages, des attentes, des habitudes, des freins et des moteurs. C’est là que les objets connectés deviennent intéressants. Sans compréhension des usages, l’objet connecté n’apporte pas de service, est inhumain et est seulement de l’électronique, des pannes, des coûts, des réparations et de la charge mentale. Par ailleurs, une donnée peut s’avérer être une information utile pour une personne, mais totalement inutile pour une autre.

Weenov

Weenov est un cabinet de conseil à l’innovation qui allie stratégie, marketing, design et ingénierie. L’entreprise développe entre autres des interfaces rassemblant des informations obtenues via différents objets connectés. L’application entièrement modulable permet aux personnels hospitaliers d’ajouter les données physiques dont ils ont besoin. Ces objets connectés favorisent largement l’efficience du service
Leur technologie de géolocalisation ne nécessite pas la mise en œuvre d’un réseau supplémentaire. Géolocalisant à 50 cm dans un bâtiment via des capteurs de 18182mm, cette technologie est fonctionnelle au moins 10 ans.

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