Robotique rééducative

Nous trouvons aujourd’hui sur les plateaux techniques de rééducation, de plus en plus de systèmes innovants. Le but de la robotique rééducative : changer la vie des patients touchés par une affection motrice, un handicap, ou une perte d’autonomie.

Le principe de l’homme « augmenté » n’est pas nouveau. Après des prototypes tout droit sortis des années 1830, il a largement évolué au début du XXIe siècle. On y distingue deux types d’appareillages : ceux d’assistance visant à pallier aux séquelles du patient et ceux de rééducation visant à faciliter la récupération d’une fonction. Les deux niveaux anatomiques cibles sont les membres inférieurs et supérieurs.

Après une revue non exhaustive des systèmes robotisés d’assistance et de rééducation motrice, Pierre May-carle, kinésithérapeute, témoigne de sa propre expérience. Il est accompagné d’un exosquelette utilisé dans son centre. La démonstration est épatante, l’exosquelette – destiné à l’assistance des mouvements des membres inférieurs – marche sous les commandes du thérapeute. Ce dispositif fait ses preuves en centre de rééducation. Il améliore grandement les capacités de marche de patients hémiplégiques ou blessés médullaires.

Robotique rééducative

La robotique rééducative apporte des avantages non négligeables

Quels sont les avantages majeurs tirés par ce type de prise en charge ? On note pour les thérapeutes un gain de temps considérable. En effet, une installation simplifiée par un paramétrage du système adapté à chaque patient peut être sauvegardée et rechargée à tout moment. On note également une prise en charge complétée par un système de feedback logiciel sur l’activité motrice du patient. Enfin du côté de ce dernier, une approche plus « vraie » de sa rééducation. Fini le tapis roulant, il est capable de se déplacer dans les couloirs du centre. Les thérapeutes ont remarqué une perception et une implication du patient beaucoup plus positive vis-à-vis de sa rééducation. Physiquement, on observe aussi une baisse des douleurs neuropathiques, un meilleur fonctionnement des fonctions digestives et urinaires et une augmentation de la densité osseuse.

Malgré les avancées fulgurantes dans ce domaine, la robotique rééducative n’en est aujourd’hui qu’à ses balbutiements. Elle reste dans l’attente d’une robotique plus légère, plus fluide.

  • Pierre MAY-CARLE, Kinésithérapeute, responsable des services kinésithérapie, CRF PASORI

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