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Le traitement chirurgical des douleurs chroniques réfractaires

Un tiers des patients ayant subi une chirurgie du dos sont victimes de
douleurs chroniques. Elles se définissent comme des syndromes persistant au-delà de ce qui est habituel et entraînent une détérioration progressive des capacités fonctionnelles et relationnelles du patient. Le Professeur Rigoard recherche des solutions non-médicamenteuses pour traiter ces douleurs chroniques réfractaires.

Le traitement chirurgical des douleurs chroniques réfractaires

Pour soulager leurs douleurs, les patients ont aujourd’hui recours à la morphine qui, certes les soulage, mais provoque des effets secondaires tels que la perte de mémoire immédiate. À cause de cette surmédication, leur qualité de vie s’en trouve réellement détériorée. L’agression du système nerveux et la destruction des cibles nerveuses accentuent les lésions et les douleurs.

La stimulation réversible pour lutter contre les douleurs chroniques réfractaires

Il est donc nécessaire de se re-concentrer sur les centres anti-douleurs pour améliorer la qualité de vie des patients et ainsi mettre un terme à la surmédication. L’alternative que nous propose le Professeur Rigoard se base sur la stimulation réversible des cellules pour inhiber le message douloureux. Elle s’effectue à l’aide d’électrodes directement implantées sur la moelle épinière, introduites lors d’une opération où le patient est réveillé. En effet, ses réactions aux stimuli sont primordiales pour un placement idéal des électrodes. Les médecins peuvent également demander au patient de dessiner les zones de stimulation ressenties grâce à un logiciel de cartographie.

Les électrodes actuels sont des électrodes multi-sources, permettant de pénétrer en profondeur et avec précision la moelle épinière. Ils peuvent être programmées selon plusieurs millions de combinaisons différentes. Les médecins et chercheurs attendent impatiemment les techniques de stimulation multi-ondes qui permettraient des stimulations personnalisées par le patient lui-même. Cet ajustement de l’onde de stimulation est une véritable innovation car elle empêchera l’accoutumance du système nerveux.

La neurostimulation sera prochainement au service de la réhabilitation fonctionnelle. La stimulation des muscles à partir de la
détection d’une intention de mouvement pourrait permettre aux paraplégiques de retrouver leur motricité et donc de gagner en qualité de vie.

  • Pr. Philippe RIGOARD Neurochirurgien et PUPH, Co-fondateur du laboratoire de recherche PRISMATICS CHU de Poitiers

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