GHT et organisation biomédicale, état des lieux.

Quelques semaines avant les journées de l’AFIB 2019, une enquête a été réalisée afin de lancer une discussion autour des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). Après 2 ans, il semblait nécessaire de réaliser un état des lieux de l’impact des GHT sur l’organisation biomédicale.

GHT et organisation biomédicale, état des lieux.

De nombreux chiffres ressortent de cette enquête. Le premier est que la mise en place des GHT n’a pas permis aux établissements de recruter. En effet, 75% des groupements non pas embauché depuis la réforme. Cette dernière a toutefois favorisé la création de Direction des Achats commune (83%). Cela montre l’envie de grouper les achats afin d’obtenir les meilleurs prix. La fonction d’acheteur devient d’ailleurs un métier à part entière au sein des GHT.

Une des principales difficultés est la communication entre établissements support et parties. Il n’existe que peu d’outils de communication spécifiques collaboratifs notamment pour le partage des documents. De plus, seuls 17% des établissements supports ont intégré l’inventaire GHT au sein de leur GMAO et près d’un sur deux prépare la mise en place d’une politique de maintenance commune. Les techniciens itinérants ont fait leur apparition dans l’organisation biomédicale de 14% des GHT.

Pour les établissements supports, les ressources humaines insuffisantes et la perte de temps induite par le groupement sont à l’origine des difficultés. La réticence des établissements parties est également difficile à surmonter. Les établissements parties souhaiteraient quant à eux plus de prêts d’équipements (67%) et une certaine aide à la gestion de la réglementation (63%).

En résumé, les établissements parties attendent une réelle implication des établissements supports tout en gardant leur autonomie. Les GHT sont parfois vus comme un poids par les établissements supports, là où d’autres ont déjà obtenu des résultats. C’est pourquoi certains les considèrent comme une opportunité à saisir, avec son lot de risques. Il est peut-être encore trop tôt pour tirer les conclusions réelles de l’apport de la création des GHT.

  • Julien Detraz, Ingénieur biomédical, CH Avignon
  • Mathieu Letutour, Ingénieur biomédical, CHU Angers

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