De la fusion du biomédical entre 2 établissements au GHT

En 2016, la loi santé introduisait les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT). Depuis, les établissements publics de santé doivent mettre en œuvre des stratégies communes de projets médicaux et de soins. L’intégration du biomédical dans les GHT peut poser problème notamment durant une fusion entre 2 établissements.

Cette loi, applicable en France métropolitaine, l’est également en Outre-Mer. Gilles Evrard, Directeur des équipements biomédicaux au CHU de la Réunion nous livre son retour d’expérience.

L’île de la Réunion a la spécificité d’avoir fusionnée une partie de ses hôpitaux du Sud- Ouest depuis 1997. En 2012, une convention entre l’Université et le CHR de la Réunion menait à la création du 32ème CHU de France, avec un site au Nord et un second au Sud. Le contexte devient ensuite particulièrement difficile puisqu’il faut mutualiser les fonctions. Seuls les services techniques et biomédicaux ont conservé leur indépendance, contrairement aux autres directions. Le 15 novembre 2017, la Direction Générale a finalement décidé de créer la Direction des Équipements Biomédicaux (DEB).

Objectif de la fusion du biomédical : optimiser l’organisation du GHT

Les enjeux de cette nouvelle entité sont nombreux. La réussite de la fusion dépend de l’équilibre entre la gestion des problèmes internes, humains et le changement des préceptes établis. Néanmoins, d’autres difficultés subsistent. En effet, les deux services reposaient sur des modes de gestion et des priorités distincts : achats d’équipements, primes de technicité, spécialisations des équipes, exploitation de la GMAO ou encore un taux d’externalisation de la maintenance au Nord plus élevé qu’au Sud. L’optimisation de l’organisation et la communication inter-sites, le regroupement des plans d’investissement anticipé depuis 3 ans ainsi que le rassemblement des contrats de maintenance sont les objectifs principaux.

revoir organisation du biomédical dans un GHT durant la fusion de 2 établissements.

La gestion des pièces détachées (près de 900 000€ en stock) est désormais assurée par un responsable commun. Enfin, le prêt inter-sites, la centralisation de la gestion des risques et de la qualité mais également un travail sur les certifications ont été mis en place.

La DEB axe ainsi ses efforts sur l’harmonisation des pratiques RH. Le travail collaboratif unique entre les deux sites est au cœur du projet. Le site Sud a obtenu la certification ISO-9001 V15 en 2000. Cette expérience de 20 ans permet d’envisager sereinement la programmation pour la DEB en mars 2019. Ce travail favorise la cohésion d’équipe et accroît le niveau de performance du CHU.

  • Gilles EVRARD, Directeur des Équipements biomédicaux, CHU de la Réunion

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