Travaux AFIB : imagerie / radiothérapie

L’imagerie médicale et la radiothérapie sont des domaines en perpétuel
développement. L’évolution des équipements permet aujourd’hui d’obtenir des images d’excellente qualité et de diminuer les doses d’irradiation que subit le patient. Il est également possible de s’ouvrir à la prometteuse Intelligence Artificielle (IA). Hervé Szymczak et Emmanuel Berenger nous font un retour sur les missions de l’AFIB à l’ESTRO 2017 sur la radiothérapie, et Mikaël Deslandes, du RSNA 2017 à propos de l’imagerie médicale.

C’est lors de l’édition 2017 de l’ESTRO à Vienne que les dernières nouveautés technologiques en radiothérapie ont été présentées. Parmi elles, les sociétés Raysearch et Elekta ont créé la sensation avec respectivement le SIO Raystation et le MR-LINAC Unity. Ce dernier est la nouvelle technologie de MR/RT née de l’association de l’accélérateur d’Elekta et de l’IRM Unity de Philips. La société Varian a aussi présenté en exclusivité son nouvel accélérateur de particules Halcyon. Ce travail aura permis de consolider le partenariat avec les physiciens de la SFPM. C’est l’occasion de partager compétences et connaissances aussi bien techniques et physiques que médicales.

Trravaux AFIB : imagerie médicale et radiothérapie

De nouvelles technologies plus performantes

Quant à l’imagerie médicale, le groupe missionné de l’AFIB a pu découvrir les dernières innovations et tendances lors du congrès RSNA. L’IA s’est imposée comme thématique principale dans l’édition 2017. L’apparition de nouveaux logiciels de diagnostic basés sur des systèmes développant leurs propres algorithmes révolutionne l’industrie. La qualité, la taille et la diversité des bases de données (imagerie, compte-rendu, séquençage « ADN », etc) conditionnent la performance de ces derniers.

Pour son utilisation en imagerie, l’algorithme doit également être certifié CE/FDA. Il évoluera avec des mises à jour régulières et des tests fréquents mais une grande limite subsiste. En effet, l’IA peut reconnaître des pathologies dont elle apprend les spécificités, mais elle ne peut, pour l’instant, certifier si un examen est normal ou non. L’essor de cette technologie va certainement redéfinir le métier de radiologue avec un partage des tâches où l’algorithme examinera l’ensemble des images. Cependant, les cas les plus complexes continueront de nécessiter une supervision humaine. L’IA permettra une augmentation qualitative et quantitative des actes diagnostics. Même si elle révolutionne déjà notre société, l’imagerie n’y échappera pas.

  • Mikaël DESLANDES Ingénieur biomédical, CHU de Nantes
  • Hervé SZYMCZAK Ingénieur biomédical, Centre Oscar Lambret à Lille
  • Emmanuel BERENGER Ingénieur biomédical, Département des Équipements Médicaux – CHRU de Besançon

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