La Bio Impression 3D pour réparer certaines lésions cutanées

Un nouvel outil de bio impression 3D

Des scientifiques américains du Wake Forest Institute ont inventé le premier système mobile de bio-impression de peau qui permet de reproduire de la chaire directement sur une plaie et ainsi réparer des lésions cutanées. Il n’a pas encore été mis à l’épreuve sur l’Homme mais les tests sur des souris et des porcs sont concluants. Cette technologie unique est capable de soigner des plaies étendues sans faire bouger le patient. En effet, elle est particulièrement mobile. Cette innovation pourrait marquer un tournant dans l’Histoire de la chirurgie.

L’aspect unique de cette technologie est la mobilité du système ainsi que sa capacité à gérer sur place les plaies étendues en les scannant et en les mesurant afin de déposer les cellules réparatrices directement là où elles sont nécessaires pour recréer de la peau.

Une réparation des liaisons cutanées en 4 étapes

Pour fonctionner, le système scanne et mesure la taille des lésions afin de déposer correctement les cellules sur la plaie. La bio-impression possède une précision et une vitesse d’action très importante. Une biopsie de tissus non lésés permet d’isoler les principales cellules de la peau (fibroblastes, kératinocytes). Pendant ce temps, le système d’imagerie intégré analyse la plaie et introduit les données dans le logiciel. Ainsi les têtes d’impression pourront délivrer les bonnes cellules et reconstituer les couches cutanées.

La bio impression pour réparer les lésions cutanées, un soin en 4 étapes.

Cette technologie entre en phase de tests pré-cliniques. Les chercheurs ont pu observer une fermeture des plaies par formation de l’épiderme après seulement 2 semaines. Un traitement par spray diffusant des cellules de manière non organisée nécessite quant à lui 4 à 6 semaines. De plus, il semblerait que la cicatrisation par bio impression réduise le phénomène de contraction des lésions cutanées.  La prochaine étape consiste à mener une phase d’essais cliniques chez l’Homme. Actuellement, la greffe de peau provenant de donneurs reste risquée. Elle pourrait être remplacée par cette technologie car elle entraînerait une diminution des risques d’infection, de rejet immunitaire ou encore de cicatrice.

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  Thomas RAVET

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