Intelligence artificielle et médicaments, l’avenir de la pharmacie?

Le Jeudi 23 Mai 2019 à Caen, le journal Sciences et Avenir a organisé le Sommet Innovations et Start-Up. Tout au logn de celui-ci des spécialistes se sont réunis pour débattre autour du thème de l’Intelligence Artificielle (IA) appliquée dans le développement de nouveaux médicaments.

Affiche du Sommet Innovations et Start-Up 2019, reflexion autour e l'intelligence artificielle et des médicaments

« On part du principe qu’une similarité de structure permet d’anticiper un comportement biologique » a déclaré le professeur Roman Bureau. Ce dernier est spécialiste de chémoinformatique soit la science qui combine chimie et informatique. Ce postulat permet d’imaginer une amélioration des méthodes de fabrication des médicaments à l’aide d’outils algorithmiques. Le but est d’exploiter la relation structure – activité d’une molécule à travers des algorithmes. Cela afin d’aider à la production de nouveaux médicaments capables d’agir sur cette molécule. Nous pouvons alors envisager deux manières pour parachever ce processus.

La banque de molécules

Accessible à tous les industriels, elle permet de balayer les molécules qui sont capables d’agir sur une cible donnée, à l’origine d’une pathologie (une protéine par exemple). Cette méthode permet de gagner du temps par rapport aux techniques utilisées dans le passé. Aujourd’hui les chercheurs examinent les possibilités d’un sous-ensemble de la chimiothèque disponible en choisissant à l’aide d’une logique rationnelle. Cependant, dans les années 90, la totalité de la base de données était testée à travers les algorithmes, renvoyant alors trop de résultats.

L'intelligence artificielle au service de nos médicaments, recherche d'aujourd'hui pour les médicaments de demain?

Interprétation de la structure cible

La seconde possibilité est de partir de la structure de la cible et de créer en fonction de celle-ci, plusieurs molécules qui seront capables d’interagir avec elle et de la manière souhaitée. Il est ensuite nécessaire de les classer par pertinence en conservant les molécules synthétisables. Le problème majeur est d’anticiper les interactions entre les molécules et les macromolécules. En effet, les structure de ces dernières, comme les protéines, dépendent de l’environnement.

Ces différentes techniques, où l’informatique et les recherches algorithmiques assistent la chimie ne permettent pas de gagner du temps. De plus, la synthétisation de nouveaux médicaments reste très chronophage. Cependant, le résultat final est « de meilleure qualité » d’après le Pr Bureau puisque ce processus est très sélectif.  Alors, intelligence artificielle et médicaments, l’avenir de la pharmacie?

En attendant la démocratisation de l’IA, la miniaturisation des technologies permet déjà de diminuer la peur du dentiste, comme nous vous l’expliquons ici !

N’hésitez pas à revivre le Sommet Innovations et Start-up.

Thomas Ravet

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