Table ronde – Quelle GMAO demain ?

Au cours de cette session, les participants ont partagé leur vision et leur expérience de GMAO. Celle-ci est centrale dans l’organisation biomédicale. Le débat s’animait autour de deux visions différentes de GMAO ; respectivement la vision « maximaliste » et la « minimaliste ». La première se place au cœur du système d’information biomédical. Elle s’ouvre sur la gestion de processus avec l’ensemble des services : gestion éco-financière, directeur de pôles, services de soins, direction. La seconde « minimaliste » s’applique sur un périmètre restreint au cœur du métier : la gestion des interventions internes de maintenance. Face à ces deux visions, de nombreuses questions se posent sur la gestion des données biomédicales, l’interfaçage et l’ouverture des services informatiques, ou encore la centralisation des outils de gestion.

Retour expérience de GMAO

De ce débat ressortent certains points intéressants à développer. Une GMAO doit rester un outil utile aux techniciens biomédicaux et doit permettre de les assister dans leurs tâches quotidiennes. Le temps de saisie des données et d’exploitation du logiciel ne doivent pas surpasser le temps passé en intervention, car ceci aurait un double impact financier et humain. La centralisation des données et l’interfaçage avec les autres systèmes d’information sont devenus des critères centraux dans l’implantation d’une GMAO. En effet, de plus en plus de données sont saisies et doivent être traitées de manière conjointe.

Comment exploiter les donées de la GMAO ?

Cet outil spécifique au service biomédical peut alors se transformer en une plateforme d’information ouverte à l’ensemble des services. Les outils de GMAO doivent permettre une exploitation rapide et claire des données et fournir des indicateurs fiables afin de pouvoir piloter les équipes et la gestion du parc. Il est ressorti de ces échanges passionnant que l’inventaire est au cœur de toute GMAO, qu’elle soit minimaliste ou maximaliste. Cependant une question reste en suspens : faut-il partager ces données avec les industriels ou les garder en interne ?

En conclusion de l’expérience, il apparaît que la GMAO doit rester un outil facilement exploitable et garder les fonctionnalités basiques d’inventaire physique et technique, et de suivi des interventions. Elle peut-à condition d’être maîtrisée par le service biomédical s’ouvrir aux autres domaines et s’interfacer avec les différents systèmes d’informations de l’hôpital, voire des systèmes externes. Enfin, les données saisies doivent permettre l’extraction d’indicateurs pertinents dans le but d’obtenir une gestion de parc toujours plus efficiente.

  • François Faure, Ingénieur biomédical, CHU d’Angers
  • Hervé Szymczak, Ingénieur biomédical, Centre Oscar Lambret

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