Stérilisation sans container

En 2017, le Pôle Santé Léonard de Vinci arrive à saturation de son plateau technique de stérilisation. L’utilisation des containers est en cause, leur lavage représente la moitié des cycles des laveurs-désinfecteurs. Il est donc nécessaire de revoir la stratégie. Deux solutions sont alors envisageables : acheter un nouveau laveur-désinfecteur ou changer de méthode d’emballage. La clinique opte pour la stérilisation sans container.

Ce changement débute par une étude logistique. L’enjeu est de stocker un plateau de stérilisation par cellule de rangement. Or, certains containers équivalent à plusieurs plateaux, augmentant ainsi le volume nécessaire pour les entreposer. Le stockage de consommables évolue aussi afin d’entreposer les feuilles de stérilisation. Pour la gestion de l’approvisionnement, l’analyse volumétrique définir, à date fixe, la quantité de feuilles à commander pour un renouvellement mensuel. Ce changement requiert de former, tant les agents de stérilisation au pliage de l’emballage, que les utilisateurs aux manipulations quotidiennes. Enfin, les phases de livraison s’effectuent à l’aide de plateaux de transport afin de réduire le contact avec l’emballage final.

La stérilisation sans container, un réel gain pour le service ?

La stérilisation sans container, un investissement rentable

En termes d’investissement, cette stratégie s’est révélée plus avantageuse que l’achat d’un nouveau laveur-désinfecteur. La maintenance des containers a été supprimée et une économie en consommables est réalisée. L’utilisation des emballages a remplacé certaines gaines et sachets présoudés ainsi que les consommables liés aux containers. La diminution des charges des laveurs pour les containers a conduit à une baisse de consommation d’agents lessiviels et d’eau. Concernant la gestion des déchets, l’augmentation sensible de ce volume n’est pas significative à l’échelle de l’établissement. Toutefois, les feuilles protègent moins bien le contenu stérile et le nombre de non-conformités tend à augmenter. Enfin, d’un point de vue organisationnel, le gain en manutention est très significatif. Cet apport se caractérise par une diminution du poids de l’emballage et des bruits induits par les containers.

Finalement, le passage à la stérilisation sans container s’avère rentable et moins néfaste pour l’environnement. Il a été bien accepté par le personnel. Cependant, ce changement demande de revoir l’organisation de la stérilisation et d’apporter une vigilance particulière à la vérification des conditionnements plus fragiles.

  • Pierre PROT, Responsable unité centrale de stérilisation, Pôle Santé Léonard de Vinci

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