Décryptage “Ma Santé 2022”

En dépit de sa très grande efficacité globale, notre système de santé est, à présent, jugé comme inadapté et ne correspond plus aux attentes des patients et des professionnels de santé. Le projet « Ma Santé 2022 » fixe de nouveaux objectifs pour satisfaire à nouveau toutes les parties du monde médical.

Du côté des professionnels de santé, des mécontentements sont perceptibles sur le poids des charges administratives, le manque de temps pour soigner et la course permanente à l’activité qui dégradent la qualité des soins. Les professionnels font part d’un cloisonnement important entre ville/hôpital et entre public/privé qui ne facilite pas la combinaison d’une activité salariée à libérale. Du côté des patients, ils font écho de la difficulté d’accès à l’information, de la complexité pour trouver des professionnels et prendre des rendez-vous. Enfin, le système de santé subit des tensions financières croissantes.

Le projet Ma Santé 2022 se concentre sur 5 chantiers prioritaires :

  • qualité des soins et pertinence des actes
  • numérique
  • organisation territoriale
  • modes de financement et de régulation
  • ressources humaines.
projet ma santé 2022

Les mesures de la satisfaction des patients sont à multiplier pour faire
évoluer favorablement notre système de santé. Les patients doivent en effet être considérés comme des acteurs majeurs. C’est pourquoi ils pourront évaluer les professionnels pour optimiser le système. L’objectif du point de vue du numérique est d’avoir un espace digitalisé de santé individuel et personnalisable, accessible pour tous d’ici 2022.

Création de structure et d’emplois

Afin d’améliorer l’organisation des soins de proximité à l’horizon 2022, 1000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et 2000 structures d’exercice coordonné verront le jour. Des financements aideront les professionnels exerçant collectivement dans ces structures. Toujours d’un point de vue de l’organisation territoriale, les GHT seront dotés d’une Commission médicale d’établissement (CME). Les représentants de ces CME verront leur rôle valorisé.

Au niveau des ressources humaines, le projet prévoit la génération de 400 postes de médecins généralistes à exercice partagé ville/hôpital. La création de la fonction d’assistant médical doit libérer du temps médical. Mais pour tenir cet engagement, il s’agira également de s’appuyer sur le numérique en développant : la
e-prescription, la prise de rendez-vous en ligne et la télémédecine.

  • Nicolas Villenet, Délégué territorial des Ardennes pour l’Agence régionale de santé Grand Est

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *