Une application capable de détecter les fibrillations auriculaires

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Septembre 2018
Une application pour détecter les fibrillations auriculaires et prévenir des accidents cardiaques.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Turku en Finlande a développé une application mobile capable de détecter les fibrillations auriculaires, phénomène à l’origine d’arrêts cardiaques. Les fibrillations auriculaires sont des troubles fréquents du rythme cardiaque. Elles touchent près de 4% des personnes âgées de plus de 65 ans. C’est lorsqu’elles ne sont pas prises en charge qu’elles peuvent provoquer des accidents mortels.

Ne nécessitant pas d’équipement supplémentaire, cette application est capable de détecter les micro mouvements de la poitrine. Pour cela, elle utilise l’accéléromètre intégré dans nos smartphones. Après sept ans de développement, une récente étude a permis de démontrer son efficacité. L’équipe de recherche à l’initiative du projet a mené une étude sur trois cents patients atteints de pathologies cardiaques. La moitié des sujets étaient atteints de fibrillation auriculaire alors que les autres souffraient de diverses pathologies. L’application a été capable de détecter 96% des patients atteints de fibrillation auriculaire.

Permettant de s’ auto-diagnostiquer grâce à son propre smartphone, cette application mobile pourrait sauver un grand nombre de vies en repérant les fibrillations auriculaires. En effet, leur détection précoce est d’une importance capitale. Elle permet une prise en charge et une prévention efficace pour les personnes à risques. Les téléphones pourraient ainsi être la solution pour diminuer les décès imputés à un accident cardiaque. Avec ce type d’applications préventives et d’autres qui réduisent le temps d’intervention comme Sauvlife, les développeurs proposent sans cesse des solutions innovantes.

Histoire de la Médecine Nucléaire

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L’histoire de la médecine nucléaire peut être mise en parallèle avec celle de la radiothérapie. En effet, ces deux sciences ont fait d’énormes progrès durant le XXe siècle, sous l’égide de la famille Curie.

1896 : Henri Becquerel découvre que l’uranium émet des rayonnements invisibles différents des rayons X.

1898 : Pierre et Marie Curie isolent le polonium et le radium, deux éléments radioactifs jusqu’alors inconnus, présents dans le minerai d’uranium.

1913 : le chercheur hongrois G.C. de Hevesy utilise le radium pour en étudier sa distribution dans le corps d’un mammifère. Il s’agit du tout premier traceur radioactif.

1928 : H.Geiger et W.Müller créent le premier compteur de particules chargées. Il gardera d’ailleurs leurs noms.

1935 : Irène et Frédéric Joliot-Curie reçoivent le prix Nobel de Chimie en découvrant des isotopes radioactifs.

1937 : J.-G.Hamilton effectue la première utilisation clinique du sodium radioactif dans le but de diagnostiquer les troubles thyroïdiens.

1939 : G.C. de Hevesy met au point une méthode de détermination du volume sanguin utilisant des globules rouges marqués au phosphore. J.H.Lawrence utilise ensuite ce procédé pour étudier les leucémies.

1942 : J.-G.Hamilton effectue les premières applications thérapeutiques de l’iode 131 et du phosphore 32.

1957 : H.Anger invente une caméra à scintillation appelée gamma-caméra capable de produire des images en corrélation avec le fonctionnement des organes. C’est la scintigraphie.

1963 : H.Wagner réalise les premières images pulmonaires en utilisant des agrégats d’albumine radiomarqués. 

1971 : la Médecine Nucléaire est enfin reconnue comme une spécialité médicale par l’American Medical Association.

Histoire de la médecine nucléaire

L’imagerie par fluorescence, une solution innovante pour la chirurgie

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Fluobeam, une imagerie par fluorescence pour la chirurgie.

Fluoptics développe des solutions innovantes d’imagerie de fluorescence pour l’aide à la chirurgie en temps réel. Cette technologie s’appuie sur les propriétés de marqueurs fluorescents émettant dans le proche infrarouge tel le vert d’indocyanine (ICG). Un produit de contraste est injecté au patient avant ou pendant l’opération. Il est possible d’observer ce marqueur à travers quelques millimètres de tissus biologiques. Les images ainsi obtenues seraient aussi précises que les résultats d’une imagerie aux rayons X. Il est donc possible grâce aux infrarouges d’observer des phénomènes invisibles à l’œil nu.

Le produit phare de Fluoptics est le Fluobeam. Il est notamment utile pour la visualisation du flux sanguin et l’évaluation de la perfusion ou la visualisation du drainage lymphatique. Il sert également pour l’évaluation du stade d’un lymphœdème et l’identification des vaisseaux lymphatiques fonctionnels. Enfin il possède une fonction pour la détection des ganglions lymphatiques et l’identification des glandes parathyroïdes.

Le chirurgien contrôle entièrement le Fluobeam depuis la tête optique, qu’il manipule au-dessus du champ opératoire. Un chariot et un PC intégré permettent à l’utilisateur de visualiser facilement les images. Le chirurgien peut ainsi y accéder directement au bloc opératoire ou en consultation.

La dernière version logicielle du Fluobeam permet une identification plus précise des vaisseaux perforants ainsi que la visualisation de la fluorescence sur un membre entier. Son mode panoramique est un atout important. L’imagerie par fluorescence peut donc devenir un acteur non négligeable des actes de chirurgie.

La vidéo 4K au service de la chirurgie

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La vidéo 4K, nouvel outil indispensable en chirurgie.

Avec sa résolution 4 fois supérieure à celle de la vidéo HD, la 4K est à peine sur le marché qu’elle semble déjà bien installée dans les blocs de chirurgie. En effet, elle permet une meilleure visualisation des images sur un moniteur. Les établissements de soin sont à la recherche d’un ensemble de workflow médical pour une solution qui règle tous les problèmes de compatibilité entre visualisation et appareils d’imagerie. Le bloc opératoire est maintenant imaginé comme une entité fonctionnant à l’unisson durant toutes les étapes de l’opération.

Arthrex est l’une des sociétés proposant un produit doté de la résolution 4K : la Synergy UHD4. Il s’agit d’un système de caméra endoscopique dont l’image permet une visualisation réaliste et immersive de l’intérieur d’une cavité, tout en favorisant l’observation de la circulation sanguine et ses éventuelles lésions. L’ensemble est contrôlé grâce à une tablette tactile qui propose de paramétrer l’équipement en fonction de l’utilisateur.

La vidéo 4K en chirurgie doit faire face à la concurrence de la vidéo 3D. Chacune des deux technologies offrent des avantages différents. La 3D va notamment permettre d’améliorer les procédures chirurgicale. Elle représente également un soutien à la formation. La 3D propose une « perception plus réaliste de la profondeur de champ ».

Les créations en 3 dimensions ne sont pas utiles que dans l’imagerie. En effet, l’impression 3D devient un outil courant, dans la vie de tous les jours ou dans le médical !

Le Ptit Baroudeur : la Suisse

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Le ptit baroudeur se déplace aujourd'hui en Suisse

Le ptit Baroudeur se déplace aujourd’hui en Suisse. Ce pays est reconnu comme un des acteurs principaux dans la recherche et développement. Les entreprises suisses misent particulièrement sur ce secteur. C’est pourquoi il est classé comme le 7ème pays mondial investissant le plus en R&D. Il est également le 3ème pays mondial en demandes de dépôts de brevet (1013 brevets en 2013). Seuls la Corée du Sud et le Japon font mieux. Parmi les nombreuses branches qui participent à ce classement, c’est de loin l’industrie pharmaceutique qui y contribue le plus (35,4 % des dépenses en 2014).

Le travail des ingénieurs en hôpital reste très similaire à celui des ingénieurs français. Toutefois, l’organisation générale des hôpitaux suisses diffère. En effet, ils ont la particularité de communiquer entre eux afin de réaliser des achats et des appels d’offres communs. Les ingénieurs ont donc pour missions de participer à des réunions avec les autres centres hospitaliers du pays.

Cependant, le Ptit Baroudeur a remarqué que la Suisse ne possède pas de formation pour ce métier. Il doit donc employer des ingénieurs spécialisés en électronique ou des ingénieurs biomédicaux français.