La lumière, une nouvelle thérapie pour soigner la jaunisse ?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Octobre 2018

Et s’il était possible de soigner la jaunisse simplement avec de la lumière ? La jaunisse est une maladie très récurrente chez les nouveau-nés ou jeunes enfants. Elle touche entre 60 et 70% des bébés nés à terme. Elle apparaît lorsque le taux de bilirubine est trop important dans le sang. Cette molécule provient de la destruction des globules rouges. Un taux anormal apparaît lors d’un déséquilibre entre la production et la destruction de celles-ci. Une trop forte concentration de bilirubine peut engendrer de sévères complications cérébrales comme une encéphalopathie.

Soigner la jaunisse simplement avec la lumière.

La start-up NeoMedlight, située à Villeurbanne, a sorti un produit remarquable pour soigner la jaunisse du nourrisson avec de la lumière : le BiliCocoon®. Il s’agit d’un système qui émet des ondes lumineuses à une longueur d’onde comprise entre 430 et 490 nm, sous la forme d’une grenouillère pour bébé. Cela rend possible la diminution de la concentration sanguine en bilirubine. Ce produit ingénieux permet de contrôler le traitement tout en assurant le confort du bébé. Ainsi les mamans peuvent continuer à allaiter leurs enfants en toute sécurité et confort. Il existe déjà deux types de couvertures. Le BiliCocoon® Nest System est le plus adapté pour les prématurés tandis que le BiliCocoon® Bag System sert pour les enfants nés à terme. Le système est donc variable selon l’âge de l’enfant. Il garantit ainsi un meilleur confort, aussi bien pour les parents que pour le personnel hospitalier.

AREGS : des cellules qui empêchent le stockage des graisses

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Une nouvelle piste se dégage dans la lutte contre l’obésité et le diabète. En effet, des chercheurs suisses viennent de publier une étude concernant la découverte de cellules capables de stopper la formation et le stockage de cellules de graisses. Appelées Aregs (pour régulatrices d’adipogenèse), ces cellules présentent un grand intérêt pour lutter contre l’obésité.

Les cellules AREG permettent de bloquer le stockage des graisses.

En effet, elles possèdent un potentiel thérapeutique permettant de contrôler la croissance des graisses. Elles suppriment activement l’adipogenèse (fabrication du tissu adipeux) grâce à un mécanisme de sécrétion. Les scientifiques ont poursuivi en examinant la graisse humaine. Ils y ont découvert la présence d’une population analogue de cellules inhibitrices de l’adipogenèse. Il est donc envisageable d’utiliser ces cellules afin d’empêcher le stockage des graisses.

Pour rappel, l’obésité est une maladie qui touche 650 millions d’adultes dans le monde. L’organisation mondiale de la santé estime que 340 millions d’enfants et adolescents sont en surpoids ou obèses. Elle est à l’origine de maladies cardiovasculaires, troubles musculo-squelettiques et de certains cancers. Le nombre de personnes en surpoids augmente considérablement chaque années, notamment à cause de la malnutrition. On comprend donc tout l’intérêt des études sur ces cellules AREGS.

« Cela pourrait également s’avérer significatif aussi pour ralentir le vieillissement puisque certains tissus, comme la moelle osseuse et les muscles, accumulent des cellules adipeuses avec le temps. De ce fait, notre découverte a des implications biomédicales étendues, et nous sommes impatients d’en apprendre davantage au sujet de ces intrigantes cellules » commente Bart Deplancke, chercheur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.
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Histoire de la chirurgie

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Bien que des secteurs comme la nanotechnologie ou la radiothérapie concentrent les innovations, la chirurgie demeure une base du monde médical. Elle est l’un des arts médicaux les plus anciens. En effet, l’histoire de la chirurgie peut remonter jusqu’en 1543. La pratique a longtemps été limitée par des obstacles très conséquents comme l’ignorance de l’anatomie humaine et de sa physiologie. La prise en charge de la douleur, des infections et des hémorragies était également un enjeu de grandes importances.

Une histoire chargée pour la chirurgie, l'art médical le plus anicen.

1543 : connaissance de l’anatomie et de la physiologie de l’Homme grâce à André Vésale et plus tard Ambroise Paré.

1846 : l’anesthésie voit le jour grâce à l’éther et au protoxyde d’azote.

1847 : Ignace Semmelweis oblige les médecins à se laver les mains avec de la chlorure de chaux, réduisant ainsi les risques d’infections et le taux de mortalité en hôpital. C’est la découverte de l’asepsie. 

1880 : Pasteur publie « La théorie des germes et ses applications à la médecine et à la chirurgie ». Il y énonce les conditions idéales de stérilisation.

1901 : découverte des groupes sanguins (ABO) par Karl Landsteiner, un médecin viennois.

La « Révolution » de 1970 : premières greffes viscérales, chirurgies à cœur ouvert, nouvelles techniques d’imagerie, moyens informatiques : tout autant de choses qui permettent de faire de la chirurgie ce qu’elle est aujourd’hui.



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Des membranes perméables aux grosses particules !

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Les membranes perméables laissent passer les grosses particules et retiennent les plus petites.

Les membranes conventionnelles sont perméables aux particules dont les dimensions n’excèdent pas une taille donnée. Néanmoins, il existe dans la nature des membranes perméables permettant d’effectuer la sélection inverse, c’est-à-dire permettant le passage des plus grosses particules tout en bloquant les plus petites. C’est par exemple le cas de membranes cellulaires au sein de notre organisme.

À partir de ce constat, des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis) sont parvenus à synthétiser une membrane liquide aux propriétés similaires, à base de laurysulfate de sodium (LSS).
La sélection n’est alors plus basée sur la taille de la particule, mais sur son énergie cinétique. Autrement dit, le tri est effectué sur sa masse et sa vitesse. Un anneau solide supporte la très fine membrane. Cette organisation est comparable à la structure qui entoure l’eau savonneuse des jouets à bulles pour enfants.

En faisant varier la concentration de LSS, la tension de surface du film liquide est modulable. Cette manipulation rend la membrane plus ou moins poreuse. Cette propriété permet entre autres d’envisager la réalisation de chirurgies ouvertes dans de meilleures conditions d’hygiène. Les chercheurs vont jusqu’à imaginer des opérations d’un cadre aseptisé. En effet, microbes et bactéries présents dans l’air ne peuvent pas pénétrer l’organisme du patient pendant l’opération. Le chirurgien peut toujours manipuler ses outils en toute liberté au travers de la membrane, transparente. Dans le même temps, les éléments retenus sont piégés et dirigés vers ses bords en raison de la mobilité du liquide.
 
Nota : le polytétrafluoroéthylène (sigle PTFE) est un fluoropolymère issu du tétrafluoroéthylène.
Pour en apprendre en peu plus c’est ici , mais pour tout savoir c’est dans la vidéo ci-dessous!