Un dispositif implantable pour réduire les effets de l’apnée du sommeil

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Novembre 2018

Il est possible de comparer la fréquence de l’apnée du sommeil et celle d’autres maladies chroniques plus connues comme l’asthme ou le diabète de type 2. Ce rapprochement montre que cette maladie est finalement très commune. Elle peut toucher les adultes et les enfants, mais sa fréquence augmente fortement avec l’âge. Le principal traitement de cette maladie est la thérapie par ventilation en pression positive continue (CPAP). Un appareil insuffle de l’air en continu par le nez grâce à un masque que le malade porte la nuit. L’air insufflé par ce dispositif permet de maintenir les voies respiratoires ouvertes pour supprimer l’apnée du sommeil.

Cependant, près de 40% des patients abandonnent ce traitement à cause de bruits générés par l’appareillage, d’intolérance à la pression, d’irritation due au port du masque, de congestion nasale, de bouche sèche ou encore de claustrophobie.

Un dispositif pour lutter contre une apnée du sommeil.

Partant de ce constat, la société américaine Inspire Medical Systems a développé une thérapie par stimulation des voies aériennes supérieures, nommée InspireTM. Un capteur de pression à électrode unique est implanté chez le patient pour fournir des données sur son cycle respiratoire. Un générateur d’impulsions traitent ensuite ces informations. Celui-ci génère alors une légère stimulation du nerf grand hypoglosse à chaque cycle respiratoire afin d’éviter l’obstruction des voies aériennes lors du sommeil. L’utilisation de ce dispositif est simple et efficace contre l’apnée du sommeil. Il est à l’origine d’une grande augmentation de la qualité de vie des patients.

Le diagnostic de l’apnée du sommeil est également une étape très contraignante. En effet, le patient doit passer une nuit complète à l’hôpital sous la surveillance d’un polysomnographe. Ce fonctionnement est désagréable et ne donne pas des résultats optimales. C’est pourquoi de nouvelles technologies apparaissent sur le marché. Ces différentes innovations, tant dans le traitement que dans l’évaluation de l’apnée du sommeil, sont un espoir pour les patients.

Une lentille de contact, un pansement pour les yeux ?

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Une lentille de contact qui peut jouer le rôle de pansement pour les yeux.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Technologie du Queensland, en Australie, annonce la mise au point d’une lentille de contact thérapeutique agissant comme un pansement pour les yeux.

On s’appuie aujourd’hui sur les membranes amniotiques de placentas humains pour favoriser la cicatrisation des plaies de la cornée. Or, tous les patients ne réagissent pas de la même manière et les donneurs manquent considérablement. Damien Harkin et son équipe australienne proposent ici une toute nouvelle approche. Les chercheurs travaillent sur une lentille de contact, sorte de pansement oculaire. Des cellules stromales mésenchymateuses limbiques (L-MSC) recouvrent sa surface interne. Il est possible de les récolter facilement à partir de tissu oculaire de donneurs. Ces cellules permettraient aux yeux de réparer leurs blessures. Les chercheurs assurent par ailleurs que la technique est moins onéreuse que les traitements actuels et serait plus facile à appliquer.

Même si d’autres essais cliniques doivent encore être menés, ces “pansements oculaires” pourraient être, à terme, disponibles dans les trousses de secours. Ils serviraient à limiter les dommages oculaires immédiatement après un accident (exposition à des produits chimiques ou à des liquides brûlants par exemple).

Les lentilles de contact se présentent de moins en moins comme de simples “paires de lunettes”. Aujourd’hui leurs fonctions évoluent. En effet, une récente étude de la revue Ophtalmologie décrit le développement de lentilles capables de diffuser des traitements directement sur les yeux. Ces technologies pourraient être une révolution pour les patients souffrant de glaucome. Cette maladie oculaire touche principalement les personnes de plus de 45 ans.

Notons également le développement, pour les personnes diabétiques, de lentilles de contact du même type. Celles-ci contiendront des moniteurs de glucose. Ce système permet de mesurer le taux de sucre dans le sang sans forcément avoir à se piquer le doigt.

Histoire de la radiothérapie, une science du XXe siècle !

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La radiothérapie, une histoire qui ne date pas d’aujourd’hui.

Après notre focus sur les nanotechnologies, place à l’histoire de la radiothérapie ! Utilisée en cancérologie, la radiothérapie est une méthode curative dans le traitement de divers cancers (thyroïde, métastases osseuses, etc.), utilisant des radiations pour détruire les cellules cancéreuses, tout en épargnant les tissus sains. Elle s’utilise principalement en parallèle avec la chimiothérapie et la résection tumorale par chirurgie. Cependant, son application varie en fonction du type de cancer, la localisation des tumeurs et leur stade.

L’histoire de la radiothérapie du XXe siècle à nos jours.

  • La radiothérapie a vu le jour à partir du début du 20ème siècle grâce aux nombreuses découvertes de Marie Curie dans le domaine de la radioactivité.
  • 1900 : deux scientifiques allemands (O. Walkhoff et F. Giesel) ont utilisé le radium à des fins médicales pour les traitements de la peau. Ils se sont néanmoins rapidement aperçus des effets néfastes engendrés (inflammation après une trop forte exposition).
  • Entre-deux-guerres : la curiethérapie et les rayons X sont utilisés pour traiter le cancer. La curiethérapie correspond à l’ insertion de molécules radioactives directement dans la tumeur.
  • Fin des années 1940 : les accélérateurs linéaires sont apparus et ont été utilisés comme sources de radiation pour la radiothérapie externe.
  • 1971 : la radiothérapie connaît une toute nouvelle technologie, le scanner. Celui-ci a notamment aidé à la planification des traitements en 3D. Il permet donc une meilleure distribution de la dose de radiation à émettre. Le traitement devient ainsi plus ciblé, efficace et irradie moins le patient.
  • Années 1970-80 : l’IRM et la TEP ont fait leur apparition dans les techniques de radiothérapie. Elles permettent d’obtenir une radiothérapie guidée par image et de contrôler la position exacte de la zone à traiter d’une séance à une autre. La médecine oncologique est donc devenue à ce moment une technique spécialisée et personnalisée pour chaque patient. Elle dépend du stade du cancer mais également de son état général.

Pour retrouver l’histoire de la radiothérapie: cliquez ici

Une nanopuce pour régénérer les organes par le simple toucher

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Des chercheurs à l’Université d’État de l’Ohio ont développé un moyen de changer les cellules d’un type à un autre par le simple toucher d’un dispositif. Cette nouvelle technique, appelée « Nanotransfection de tissu » est non invasive et surtout sans douleur. La nanopuce peut donc être utilisée pour réparer et régénérer les organes du corps humain.

Pour la première étape, il faut placer la nanopuce sur la partie infectée. Lorsque celle-ci touche la peau, elle envoie un extrait d’ADN synthétisé à la surface des cellules. Pour cela, elle utilise un courant électrique pendant moins d’un dixième de seconde. Il est nécessaire de faire cette conversion directement dans le corps pour éviter une réponse immunitaire de la part du sujet. Détail important, le code génétique de l’ADN synthétisé diffère suivant le type de cellule voulu. Par exemple, si les chercheurs voulaient convertir des cellules de peau en cellules nerveuses ou en cellules osseuses, ils utiliseraient un code génétique différent.

Une expérience a guéri avec succès une patte de souris. Un scanner a montré une baisse drastique de son flux sanguin au niveau de la blessure. C’est pourquoi il a fallu injecter de l’ADN permettant de changer les cellules de la peau en cellules endothéliales (cellules qui forment les parois des vaisseaux) à la souris. En à peine une semaine, le flux sanguin de la souris était revenu à la normale.

La nanopuce permet de régénérer l'organe abimé.

Cette nanopuce permet donc de régénérer des organes du corps à partir d’autres cellules. Si l’équipe lance les essais cliniques sur l’homme en 2019, elle sera à l’origine d’espoir pour de nombreux malades. En effet, à terme, cette technique pourrait aider les patients atteints de maladies neurodégénératives comme Parkinson ou Alzheimer. Il ne fait aucun doute que cette innovation et la nanotechnologie de Nanobiotix vont faire avancer l’Histoire de la nanotechnologie.