Lojelis, l’intelligence artificielle pour développer la relation patient/hôpital

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mars 2019

La technologie s’introduit dans tous les domaines de la santé. De la production de médicaments au diagnostic en radiologie, l’intelligence artificielle s’adapte à tous les domaines, même au parcours patient dans un hôpital.

Intelligence artificielle et relation patient/Hôpital, la solution Ho&Me essaie de rendre le parcours patient plus agréable.

Une application de suivi du patient très compléte

Basée dans le Puy-de-Dôme, Lojelis tente d’améliorer le parcours de soins. Sa nouvelle application Ho&Me, se base sur un concept d’intelligence artificielle et développe le lien entre l’hôpital et le patient. Celle-ci permet à l’équipe soignante de proposer des questionnaires différents selon les personnes. Elle peut donc mieux les adapter aux soins et aux besoins du patient. Cette démarche facilite ainsi le suivi du dossier médical et permet de partager des fiches pratiques. Les avantages du point de vue du patient sont simples. Grâce à ce suivi directement sur son téléphone, il est placé dans les meilleures conditions possibles.

La solution Ho&Me a donc pour but d’être rassurante et connectée. Elle peut également prendre en compte les données des objets connectés qui envahissent notre quotidien. Les pèse-personnes ou les montres connectés regorgent de données personnelles sur notre santé exploitables. Pour l’équipe hospitalière, cette application propose un gain de temps et de rentabilité. En effet, toutes les informations sont déjà digitalisées et sécurisées.

L’intelligence artificielle pour une médecine prédictive

L’intelligence artificielle de Ho&Me essaie de corréler divers éléments (réponses au questionnaires et données des objets connectés par exemple) afin de réaliser des analyses prédictives. Ce travail peut potentiellement permettre d’anticiper des complications. L’application Web destinée à l’équipe soignante donne accès aux fiches patients, aux différents questionnaires existants avec la possibilité de les modifier ou d’en créer de nouveaux. Des alertes sont également présentes pour prévenir d’éventuelles complications. Ainsi, l’application est capable de prioriser les cas selon les urgences.

Enfin, la société Lojelis compte bien profiter de la réunion des hôpitaux en GHT. Elle souhaite proposer une même application pour tous les professionnels de santé, avec une interaction possible entre les divers établissements et les médecins libéraux. Retrouvez plus d’informations dans la vidéo ci-dessous!
  Vincent JOUVENNE

Le remboursement des dispositifs médicaux connectés

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mars 2019
Les dispositifs médicaux connectés envahissent tous les domaines de la santé.

Un guide du mode de remboursement des dispositifs médicaux connectés

Le domaine du médical n’a pas échappé à l’avènement des IoT (Internet of Things). En effet, les dispositifs médicaux connectés sont de plus en plus nombreux sur le marché. Ils permettent notamment un gain de temps et facilitent de nombreuses tâches. L’accès rapide aux informations patients (grâce au dossier patient informatisé (DPI) par exemple) est un réel atout pour les établissements. La Haute Autorité de Santé (HAS) a décidé de publier, le 19 février 2019, un guide à l’attention des industriels qui souhaiteraient un remboursement de leurs dispositifs médicaux connectés afin d’encadrer ce matériel bien spécifique qui comporte son lot de risques. Ce document précise les évaluations cliniques nécessaires pour obtenir un financement individualisé par l’Assurance Maladie. La Commission Nationale d’Évaluation des Dispositifs Médicaux et des Technologies, qui fait partie de la HAS, est en charge de cette étude qui décide du remboursement par la collectivité ou non.

La Haute autorité de Santé décide du remboursement des dispositifs médicaux connectés.

Une procédure très complète

Pour obtenir un avis favorable au remboursement, les dispositifs médicaux connectés doivent bien évidemment posséder le marquage CE. Ils suivent les mêmes critères qu’un dispositif médical traditionnel mais à cause de leur partie connectée, l’entreprise doit notamment expliciter différents points. Elle décrit Les interactions avec le patient, le personnel médical ou les autres dispositifs médicaux. Elle explique également les algorithmes utilisés (avec ou sans IA) ou encore la rapidité d’évolution technologique. Le demandeur doit fournir la preuve de l’utilité clinique de son DMC et prouver en quoi il apporte une vraie plus-valu par rapport à un autre DM existants sur le marché.

L’évaluateur va quant à lui prendre en compte l’impact sur la qualité de vie du patient. Il évalue également les méthodes de travail, la durée de vie ainsi que le niveau de sécurité du DMC. Tous ces critères sont aujourd’hui des enjeux majeurs pour les établissements de santé. Le respect du Règlement Général de la Protection des Données (RGPD) est primordial. En effet, les DMC ont souvent pour but de récupérer des informations sur le patient. Elles doivent donc être sécurisées et sauvegardées. Cette dernière partie peut être effectuée par des sites hébergeurs de données de santé.


  Vincent JOUVENNE

La Bio Impression 3D pour réparer certaines lésions cutanées

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mars 2019

Un nouvel outil de bio impression 3D

Des scientifiques américains du Wake Forest Institute ont inventé le premier système mobile de bio-impression de peau qui permet de reproduire de la chaire directement sur une plaie et ainsi réparer des lésions cutanées. Il n’a pas encore été mis à l’épreuve sur l’Homme mais les tests sur des souris et des porcs sont concluants. Cette technologie unique est capable de soigner des plaies étendues sans faire bouger le patient. En effet, elle est particulièrement mobile. Cette innovation pourrait marquer un tournant dans l’Histoire de la chirurgie.

L’aspect unique de cette technologie est la mobilité du système ainsi que sa capacité à gérer sur place les plaies étendues en les scannant et en les mesurant afin de déposer les cellules réparatrices directement là où elles sont nécessaires pour recréer de la peau.

Une réparation des liaisons cutanées en 4 étapes

Pour fonctionner, le système scanne et mesure la taille des lésions afin de déposer correctement les cellules sur la plaie. La bio-impression possède une précision et une vitesse d’action très importante. Une biopsie de tissus non lésés permet d’isoler les principales cellules de la peau (fibroblastes, kératinocytes). Pendant ce temps, le système d’imagerie intégré analyse la plaie et introduit les données dans le logiciel. Ainsi les têtes d’impression pourront délivrer les bonnes cellules et reconstituer les couches cutanées.

La bio impression pour réparer les lésions cutanées, un soin en 4 étapes.

Cette technologie entre en phase de tests pré-cliniques. Les chercheurs ont pu observer une fermeture des plaies par formation de l’épiderme après seulement 2 semaines. Un traitement par spray diffusant des cellules de manière non organisée nécessite quant à lui 4 à 6 semaines. De plus, il semblerait que la cicatrisation par bio impression réduise le phénomène de contraction des lésions cutanées.  La prochaine étape consiste à mener une phase d’essais cliniques chez l’Homme. Actuellement, la greffe de peau provenant de donneurs reste risquée. Elle pourrait être remplacée par cette technologie car elle entraînerait une diminution des risques d’infection, de rejet immunitaire ou encore de cicatrice.

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  Thomas RAVET