La Pharmacie du CHU de Tours investit dans des Automates

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juillet 2019

Le Mardi 3 juillet 2018, la pharmacie du CHU de Tours a inauguré ses nouveaux automates représentant un coût de 528.000 euros. En effet, le site de Trousseau a mis en place trois robots permettant le stockage et la délivrance des médicaments de tous les sites du CHU de Tours.

Des automates dans la pharmacie d’un CHU, une automatisation qui s’installe peu à peu.

L’automatisation et la robotique deviennent un mode opératoire courant en officine mais s’installent lentement à l’hôpital pour des raisons de coût. Les objectifs présentés sont de réduire les difficultés de gestion des médicaments, d’améliorer le gain de place, d’obtenir une meilleure sécurité du circuit du médicament et de renforcer l’activité de pharmacie clinique.

Les employés de la pharmacie du CHU manipulent les automates à l'aide d'un écran.

Les médicaments sont stockés et organisés en fonction de leur taille et de leur fréquence de sortie. La capacité de stockage est importante avec actuellement 50 000 boîtes stockées. Les automates rangent et délivrent 2 500 à 5 000 médicaments chaque jour.

Cette usine de médicaments reste surveillée par l’œil avisé des préparateurs en pharmacie hospitalière. C’est eux qui analysent les demandes des services le matin. Ils vont ainsi définir les objectifs journaliers de chaque robot selon un planning strict.

Des avantages non négligeables…

D’un point de vue technique, l’automate se compose de bras articulés et de prologs. Il place les médicaments sur un tapis roulant. Des lecteurs optiques les identifient ensuite et leur attribuent une localisation dans le stockage. Pour anecdote, ces automates se nomment d’après le nom des trois techniciens allemands qui les ont installés : Helmuth, Günter et Markus.

Cette organisation permet de tendre vers les objectifs voulus du GHT (groupement hospitalier territorial).

Les automates aident à la gestion et au rangement des médicaments.

L’utilisation d’automates dans la pharmacie des CHU apporte un gain de temps et une sécurité accrue pour le patient. En effet, le médicament est la troisième cause d’événements indésirables dus aux soins (après les actes invasifs et les infections). Souvent, ces événements sont liés à un problème au niveau du produit, du conditionnement ou de la pratique. Une grande partie serait donc évitable. L’automate permet de sécuriser la chaine de médicament et de voir ainsi se réduire le nombre d’événements indésirables.

Pour découvrir plus en détails le CHU de Tours, cliquez ici

Anahita SHAFIEE
Actuellement en stage au CHU de Tours

Intelligence artificielle et médicaments, l’avenir de la pharmacie?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juillet 2019

Le Jeudi 23 Mai 2019 à Caen, le journal Sciences et Avenir a organisé le Sommet Innovations et Start-Up. Tout au logn de celui-ci des spécialistes se sont réunis pour débattre autour du thème de l’Intelligence Artificielle (IA) appliquée dans le développement de nouveaux médicaments.

Affiche du Sommet Innovations et Start-Up 2019, reflexion autour e l'intelligence artificielle et des médicaments

« On part du principe qu’une similarité de structure permet d’anticiper un comportement biologique » a déclaré le professeur Roman Bureau. Ce dernier est spécialiste de chémoinformatique soit la science qui combine chimie et informatique. Ce postulat permet d’imaginer une amélioration des méthodes de fabrication des médicaments à l’aide d’outils algorithmiques. Le but est d’exploiter la relation structure – activité d’une molécule à travers des algorithmes. Cela afin d’aider à la production de nouveaux médicaments capables d’agir sur cette molécule. Nous pouvons alors envisager deux manières pour parachever ce processus.

La banque de molécules

Accessible à tous les industriels, elle permet de balayer les molécules qui sont capables d’agir sur une cible donnée, à l’origine d’une pathologie (une protéine par exemple). Cette méthode permet de gagner du temps par rapport aux techniques utilisées dans le passé. Aujourd’hui les chercheurs examinent les possibilités d’un sous-ensemble de la chimiothèque disponible en choisissant à l’aide d’une logique rationnelle. Cependant, dans les années 90, la totalité de la base de données était testée à travers les algorithmes, renvoyant alors trop de résultats.

L'intelligence artificielle au service de nos médicaments, recherche d'aujourd'hui pour les médicaments de demain?

Interprétation de la structure cible

La seconde possibilité est de partir de la structure de la cible et de créer en fonction de celle-ci, plusieurs molécules qui seront capables d’interagir avec elle et de la manière souhaitée. Il est ensuite nécessaire de les classer par pertinence en conservant les molécules synthétisables. Le problème majeur est d’anticiper les interactions entre les molécules et les macromolécules. En effet, les structure de ces dernières, comme les protéines, dépendent de l’environnement.

Ces différentes techniques, où l’informatique et les recherches algorithmiques assistent la chimie ne permettent pas de gagner du temps. De plus, la synthétisation de nouveaux médicaments reste très chronophage. Cependant, le résultat final est « de meilleure qualité » d’après le Pr Bureau puisque ce processus est très sélectif.  Alors, intelligence artificielle et médicaments, l’avenir de la pharmacie?

En attendant la démocratisation de l’IA, la miniaturisation des technologies permet déjà de diminuer la peur du dentiste, comme nous vous l’expliquons ici !

N’hésitez pas à revivre le Sommet Innovations et Start-up.

Thomas Ravet

Sauvlife : Une application de géolocalisation pour sauver une vie

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juillet 2019

Sauvlife, qu’est ce que c’est ?

L’association Sauvlife collabore avec les SAMU de France dans le but de mettre en place une application pour sauver la vie de victimes d’accident cardiaque. L’arrêt cardiaque est à l’origine de 50 000 décès par an en France. Chaque minute qui s’écoule voit les chances de survie diminuer de 10%. C’est pourquoi une intervention immédiate d’un citoyen est quasiment indispensable en attendant les secours.

l'association Sauvlife lance son application pour sauver la vie de victimes d'accident cardiaque.

C’est là qu’intervient l’application de SAUVlife, qui s’appuie sur deux notions : entraide et solidarité. Le principe est de géolocaliser des citoyens volontaires pour les prévenus en cas d’accident survenu proche de leur zone géographique. Ils seront ainsi les premiers sur la zone et pourront prodiguer les premiers gestes d’urgences. De cette manière, les chances de survie de la victime augmenteront donc. Le citoyen volontaire n’a pas besoin d’être un professionnel de santé, ni même d’être formé.

« Chaque citoyen qui télécharge l’application   est un sauveteur potentiel en cas d’arrêt cardiaque. L’objectif est de gagner du temps pour sauver des vies en améliorant la chaîne de survie et le pronostic extrêmement sombre de l’arrêt cardiaque ». 

Une application pour sauver une vie ?

Le résumé des trois étapes  de Sauvlife pour sauver une vie en étant volontaire

Le fonctionnement de cette application est très simple. Le SAMU reçoit un appel d’urgence (numéro 15) à la suite d’un arrêt cardiaque. L’équipe de régulation médicale du SAMU va envoyer les équipes du SMUR et les services de secours pompiers sur place. Dans le même temps, elle déclenche l’application.

Cette dernière géolocalise les citoyens volontaires présents à mois de dix minutes à pied des lieux de l’accident puis leur envoie une notification d’urgence par SMS. L’application dirige le volontaire jusqu’à la victime, s’il est disponible.

Un fois sur place, l’application Sauvlife et le SAMU guident le volontaire dans les premiers gestes à donner jusqu’à l’arrivée des secours qui prendront ensuite le relais pour sauver la vie de la victime.

L’application est déjà disponible gratuitement sur les plateformes de téléchargement Google play & App Store.

Parce qu’un arrêt cardiaque peut arriver n’importe où, engagez-vous pour sauver des vies.

Et si les malades cardiaques pouvaient bénéficier d’une greffe de coeur imprimé en 3D ? Relisez notre article sur l’impression 3D de coeur !

Vincent Jouvenne