De nouvelles solutions pour diagnostiquer l’apnée du sommeil

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Avril 2019

L’apnée du sommeil, une maladie très contraignante

En France, environ 4% de la population souffre d’apnée du sommeil. Ce trouble du sommeil fréquent se caractérise par des arrêts temporaires de la respiration pendant la nuit et peut s’accompagner de ronflements. Ces pauses respiratoires durent entre 10 et 30 secondes et peuvent se répéter jusqu’à des centaines de fois par nuit.C’est une obstruction de l’arrière de la gorge qui est à l’origine de ces nuisances. Cette gêne diminue fortement la qualité du sommeil et empêche la bonne oxygénation du corps. A court terme cela peut provoquer de la fatigue, des somnolences, des maux de tête ou encore de l’irritabilité. A plus long terme, de graves risques pour la santé peuvent apparaître, notamment des maladies cardiovasculaires, des risques d’accidents de la route ou encore de dépression. Près de 80% des personnes atteintes n’ont pas conscience de leur état de trouble.

Pour détecter cette maladie, un patient doit passer une nuit à l’hôpital sous le contrôle d’un polysomnographe. Cette technique est lourde, onéreuse et désagréable. En effet, le patient doit passer une nuit entière relié à plusieurs capteurs. Finalement, c’est l’examen lui-même qui peut perturber le patient pendant son sommeil et ainsi fausser les données recueillies. De ce constat, deux entreprises françaises ont développé des systèmes afin de diagnostiquer l’apnée du sommeil directement chez le patient, tout en approchant la fiabilité d’un polysomnographe.

Une montre pour diagnostiquer l'apnée du sommeil.

Des startups innovantes

La première solution, Apnea Band, créée par l’entreprise Airfan, est un bracelet portatif sur lequel est fixé un capteur optique qui peut mesurer la saturation SPO2 dans le sang ainsi que le PPG du cœur. Ce dispositif remis et programmé par un médecin généraliste, enregistre les nuits de sommeil du patient directement dans le bracelet (Airfan n’a pas souhaité collecter les données à distance à causes des protocoles de sécurité trop complexes à mettre en place). Par la suite, le médecin les analyse et propose au patient de passer des examens complémentaires si nécessaire.  Airfan espère obtenir le marquage CE fin 2019 et souhaite également améliorer son algorithme d’analyse des données.

Apnée du sommeil diagnostiquée à l'aide d'un dispositif placé sous le matelas.

La seconde solution est le Capteur Sleep créé par l’entreprise Withings. Ce capteur est une longue bande à glisser entre le matelas et le sommier du lit. Il va enregistrer les mouvements du patient et en extraire les mouvements du corps, la fréquence respiratoire et la fréquence cardiaque. Un capteur audio enregistre les ronflements. Ils sont ensuite exploités après filtration du signal sonore. Une application gratuite permet de récolter toutes ces données. Le patient doit attendre trois nuits afin de savoir s’il est susceptible de faire de l’apnée du sommeil. Comme pour le bracelet, le capteur attend la certification CE pour fin 2019 et coûtera environ 100€.

Reste ensuite à soigner cette maladie. Pour cela, de nouveaux dispositifs apparaissent afin de réduire les symptômes de l’apnée du sommeil.

Des gouttes pour guérir la myopie ?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Avril 2019
Des gouttes pour guérir la myopie, une solution simple et pratique

Le soin des yeux est un domaine en pleine essor. En effet, de nombreuses nouvelles technologies comme la rétine artificielle pour les aveugles apparaissent sur le marché. Alors que 30% de la population française souffre de myopie, les solutions pour remédier à ce handicape n’ont que peu évoluées. Les lunettes et les lentilles restent la norme, tandis que la chirurgie au laser, qui sculpte la cornée déformée chez un adulte, se développe lentement. Une nouvelle solution présentée par des chercheurs Israéliens du centre médical Shaare Zedek et de l’université Bar-Ilan, pourrait bientôt faire son apparition. Il s’agit de gouttes contenant des nanoparticules agissant pour guérir la myopie ou l’hypermétropie.

Pour cela, à la suite d’un examen, le chirurgien utilise un laser pour dessiner un motif sur l’œil afin de tracer un parcours pour les nanoparticules. Celles-ci vont alors s’engouffrer dans les trous laissés par le motif optique. Ces « Nanodrops » ne seraient à appliquer qu’une fois par mois. Ces gouttes ne permettent donc pas de guérir réellement la myopie. Elles représentent néanmoins une solution bien moins contraignante que celles existantes sur le marché.

Cette innovation est encore à l’état de test sur des cochons. Elle devrait être expérimentée sur l’Homme en 2021 (alors que les essais cliniques étaient initialement prévus pour 2019). Reste donc à connaître la réelle efficacité de ce dispositif mais aussi quel en sera son coût et son accessibilité. Alors qu’une étude réalisée par des chercheurs de l’Institut de la vision de l’université de New South Wales en Australie, affirme que près de la moitié de la planète pourrait être myope en 2050, le domaine de l’ophtalmologie possède un réel enjeu de santé publique et pourrait connaître de grandes révolutions dans les années à venir. Plus d’informations en video ici!

La rétine artificielle, une technologie permettant aux aveugles de retrouver la vue

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Avril 2019

Les premières greffes de rétine artificielle, un succès en contraste

Le rêve des chirurgiens ophtalmologues est de rendre la vue aux patients aveugles. En collaboration avec la société allemande Retina Implant, la clinique Saint-Jean à Montpellier a réalisé les premières greffes de rétine artificielle sur des aveugles. Ces opérations sont inscrites dans un programme d’innovation santé validé par la Haute Autorité de Santé et financé par le ministère de la Santé à hauteur de 3 millions d’euros. Néanmoins pas de miracle, l’opération ne permet pas encore de voir normalement. Le champ de vision est actuellement restreint à 13°. Le patient voit seulement en noir et blanc et il ne perçoit que les contrastes, les formes et les silhouettes.

Une technologie pas disponible à tous les patients aveugles

Cette technique s’adresse pour l’instant à des patients spécifiques. L’opération est possible pour deux maladies : la rétinopathie pigmentaire, une maladie génétique, et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Les patients aveugles de naissance ne peuvent pas bénéficier de cet implant de rétine artificielle. En effet, il faut que le système neuronal soit arrivé à maturité. Pour cela, il faut posséder la vue jusqu’à l’âge de 10-12 ans minimum.

La rétine artificielle fonctionne avec un implant qui remplace les photorécepteurs ce qui permet aux patients aveugles de retrouver la vue.

L’implant de 3 mm x 3 mm remplace les photorécepteurs de l’œil endommagés par la maladie. Ils sont 150 millions chez un sujet en bonne santé. La prothèse se compose quant à elle de 3 600 microcapteurs reliés à autant de microrécepteurs. Sa sensibilité à la lumière naturelle reste donc insuffisante. Elle fonctionne grâce à un “processeur” de la taille d’une pièce de 2 € positionné dans une cavité crânienne, au-dessus de l’oreille, qui amplifie le signal lumineux. Le circuit classique de formation d’une image, via le nerf optique jusqu’au cerveau, reste en place.

A moyen terme, la rétine artificielle offre aux patients une vision partielle dépourvue de détails, bien loin d’une vision normale. Cependant, cela améliore de façon significative le quotidien des personnes greffées. Cette innovation représente une voie prometteuse pour l’avenir des patients aveugles.