La réalité virtuelle, un nouvel outil viable pour la rééducation ?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mai 2019

Le premier casque de réalité virtuelle (VR) a été conçu en 1970 à l’université de l’Utah. Cependant, cette technologie s’est réellement démocratisée à partir de 2015/16 avec les sorties du Samsung Gear VR et de l’Oculus Rift. Bien que les applications semblent illimitées (divertissement, jeux vidéo, tourisme), la VR peine à s’imposer pleinement dans le milieu médical. Ce marché restant très ouvert de nombreuses start-ups essaient de développer cette technologie. Pour cela, les nombreuses possibilités d’aides de la réalité virtuelle à la rééducation sont une réelle mine d’or!

démocratisation de la réalité virtuelle dans notre vie de tous les jours
La réalité virtuelle se démocratise aujourd’hui dans nos foyers!

De nouvelles possibilités de soins

La jeune société XRHealth est la première entreprise médicale certifiée VR (“Certified Virtual Reality (VR) Medical Company to develop FDA/CE Registered Medical Applications”). Elle propose donc des outils possédant le marquage CE. XRHealth développe des casques de VR dans le but de faciliter la rééducation à l’aide d’exercices ludiques. Cette technologie sera très utile pour remobiliser les épaules, faire travailler les cervicales et toutes les articulations en générale. Nous pouvons cependant ajouter d’autres fonctionnalités comme l’évaluation des réflexes ou la proposition d’un moment de détente. Le praticien bénéficie d’un portail qui va lui permettre de programmer les exercices, de sauvegarder les résultats et ainsi constater les améliorations de ses patients. Les applications et les bienfaits sont donc nombreux mais le prix de l’abonnement, entre 99$ et 999$ par mois selon les options choisies, est un réel frein à la démocratisation de cette technologie. Retrouvez plus d’information sur XRHealth ici.

Aide à la rééducation par réalité virtuelle
L’aide à la rééducation par la réalité virtuelle, enjeu d’avenir!

Créée en 2015, l’entreprise KineQuantum propose le même type de solution, en insistant sur les aspects personnalisables et ludiques de cette technologie. Elle présente également toute la démarche scientifique nécessaire à la confection d’une telle solution. La conception des exercices, se fait en coordination entre l’équipe de développeurs, une communauté de kinésithérapeutes et un comité scientifique pluridisciplinaire. Le but est de cibler les mouvements spécifiques utiles aux praticiens pour les différentes rééducations, puis de trouver une manière de l’intégrer dans un exercice ludique. La sensation de douleur diminue de 50% à 80% lors d’un jeu. N’hésitez pas à en apprendre plus sur KineQuantum
Enfin, avec l’évolution de l’intelligence artificielle, de nouvelles méthodes de soins arrivent à l’hôpital, comme expliqué dans notre article sur lojelis.

Vincent Jouvenne

Et si la greffe d’un organe imprimé représentait le futur de la transplantation?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mai 2019
Imprimé un organe pour la greffe en 3 dimensions c'est déjà possible!
Imprimer un organe n’est plus de la science fiction!

Cette année, le domaine de la greffe cardiaque a connu une véritable révolution . Des scientifiques israéliens ont en effet mis au point un prototype de cœur imprimé en 3D. De la taille d’une cerise, ce cœur est entièrement créé à partir de cellules du patient. Il est donc totalement compatible avec le receveur. La greffe de cet organe imprimé ne présente aucun rejet représentant 10% des causes de décès suite à une greffe cardiaque. Le taux de survie à un an des greffés est supérieur à 75%, démontrant tous le chemin encore à parcourir. De plus, cette innovation peut pallier le manque de dons. En effet, d’après le rapport médical et scientifique du prélèvement et de la greffe en France, il y aurait deux malades pour un seul greffon disponible. Alors, greffe et organe imprimé, cocktail gagnant pour la transplantation de demain?

coeur imprimé pour greffe
Image du cœur imprimé de l’équipe du Dr Tal Dvir

Imprimer un coeur, vraiment?

Ce cœur, imprimé en 3D, est composé de tissus du patient, de valves d’artères et de tout un réseau sanguin. Cependant, la taille du système pose un problème puisqu’il est impossible d’envisager de vivre avec un greffon aussi petit. Ainsi, les essais cliniques sur l’Homme pour cette technologie ne devraient débuter que dans une dizaine d’années. Le docteur Tal Dvir, qui dirige les recherches à la faculté de sciences de la vie de l’université de Tel-Aviv, se veut optimiste sur la finalité de ce projet. « Ce que je peux imaginer, c’est que dans 10 ans il y aura des imprimantes 3D dans les hôpitaux, que ces imprimantes imprimeront des organes pour les patients ». Ce projet révèle également l’importance de l’impression 3D, qui dans l’avenir, sera une solution majeure pour les greffes et transplantations des patients. Retrouvez plus d’informations sur l’équipe du docteur Tal Dvir ici.

Cependant, l’impression 3D d’organe n’est pas la seule utilisation de cette technologie. Comme nous vous l’expliquons dans cet article, elle peux également permettre la cicatrisation de certaines lésions!
Thomas Ravet

Prévenir et traiter les cancers via l’analyse des données génomiques

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mai 2019

Fondée en 2017, SeqOne est une startup montpelliéraine qui a mis en place une plateforme d’analyse de données génomiques. Conçu pour des applications cliniques, cet outil d’analyse génomique aide à prévenir et traiter cancers et autres maladies rares. L’objectif de cette jeune entreprise est de proposer des moyens d’analyses efficaces et de gérer d’importants volumes de données médicales. Et si prévenir et traiter les cancers n’était plus si compliqué?

L'entreprise seqone est leader pour prévenir et traiter les cancers.

L’innovation Seqone

La solution proposée par SeqOne aide à trier les données issues du séquençage du génome. En effet, seule une infime fraction du patrimoine génétique sera pertinente dans le cadre du traitement du cancer. Les informations apportées par le génome pour les traitements du cancer sont capitales dans l’établissement d’un diagnostic et de la stratégie de soins. La startup se montre innovante en utilisant l’intelligence artificielle afin de réduire les délais et les coûts importants induits par l’interprétation des données. Ces derniers coûtant en effet plus cher que le séquençage lui-même.

Pour prévenir et traiter les cancers, Seqone utilise un outil de traitement de données très performant.

Leur application, fruit de cinq années de recherches en partenariat avec l’IRMB (Institut de médecine régénératrice et de biothérapie) est actuellement exploitée dans cinq CHU et trois laboratoires d’analyses privés en France. Plusieurs CHU ont décidé de suivre cet exemple et de la tester. Nous sommes donc sur une technologie en pleine expansion! Cette dernière cherchant à se développer via l’amélioration de la plateforme d’analyse et la qualité des interprétations. Nul doute que l’intelligence artificielle et le traitement des données sont les grandes sources d’inspiration pour les innovations à venir. Elles sont surement la clé d’une prochaine révolution du monde biomédical. N’hésitez pas à visiter le site officiel de SeqOne pour en apprendre davantage!

Si ces technologies vous intéresse, n’hésitez pas à retrouver notre dernier article sur la rétine artificielle, révolutionant le confort de vie des personnes aveugles ou malvoyante.

Vincent Jouvenne