La Pharmacie du CHU de Tours investit dans des Automates

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juillet 2019

Le Mardi 3 juillet 2018, la pharmacie du CHU de Tours a inauguré ses nouveaux automates représentant un coût de 528.000 euros. En effet, le site de Trousseau a mis en place trois robots permettant le stockage et la délivrance des médicaments de tous les sites du CHU de Tours.

Des automates dans la pharmacie d’un CHU, une automatisation qui s’installe peu à peu.

L’automatisation et la robotique deviennent un mode opératoire courant en officine mais s’installent lentement à l’hôpital pour des raisons de coût. Les objectifs présentés sont de réduire les difficultés de gestion des médicaments, d’améliorer le gain de place, d’obtenir une meilleure sécurité du circuit du médicament et de renforcer l’activité de pharmacie clinique.

Les employés de la pharmacie du CHU manipulent les automates à l'aide d'un écran.

Les médicaments sont stockés et organisés en fonction de leur taille et de leur fréquence de sortie. La capacité de stockage est importante avec actuellement 50 000 boîtes stockées. Les automates rangent et délivrent 2 500 à 5 000 médicaments chaque jour.

Cette usine de médicaments reste surveillée par l’œil avisé des préparateurs en pharmacie hospitalière. C’est eux qui analysent les demandes des services le matin. Ils vont ainsi définir les objectifs journaliers de chaque robot selon un planning strict.

Des avantages non négligeables…

D’un point de vue technique, l’automate se compose de bras articulés et de prologs. Il place les médicaments sur un tapis roulant. Des lecteurs optiques les identifient ensuite et leur attribuent une localisation dans le stockage. Pour anecdote, ces automates se nomment d’après le nom des trois techniciens allemands qui les ont installés : Helmuth, Günter et Markus.

Cette organisation permet de tendre vers les objectifs voulus du GHT (groupement hospitalier territorial).

Les automates aident à la gestion et au rangement des médicaments.

L’utilisation d’automates dans la pharmacie des CHU apporte un gain de temps et une sécurité accrue pour le patient. En effet, le médicament est la troisième cause d’événements indésirables dus aux soins (après les actes invasifs et les infections). Souvent, ces événements sont liés à un problème au niveau du produit, du conditionnement ou de la pratique. Une grande partie serait donc évitable. L’automate permet de sécuriser la chaine de médicament et de voir ainsi se réduire le nombre d’événements indésirables.

Pour découvrir plus en détails le CHU de Tours, cliquez ici

Anahita SHAFIEE
Actuellement en stage au CHU de Tours

Intelligence artificielle et médicaments, l’avenir de la pharmacie?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juillet 2019

Le Jeudi 23 Mai 2019 à Caen, le journal Sciences et Avenir a organisé le Sommet Innovations et Start-Up. Tout au logn de celui-ci des spécialistes se sont réunis pour débattre autour du thème de l’Intelligence Artificielle (IA) appliquée dans le développement de nouveaux médicaments.

Affiche du Sommet Innovations et Start-Up 2019, reflexion autour e l'intelligence artificielle et des médicaments

« On part du principe qu’une similarité de structure permet d’anticiper un comportement biologique » a déclaré le professeur Roman Bureau. Ce dernier est spécialiste de chémoinformatique soit la science qui combine chimie et informatique. Ce postulat permet d’imaginer une amélioration des méthodes de fabrication des médicaments à l’aide d’outils algorithmiques. Le but est d’exploiter la relation structure – activité d’une molécule à travers des algorithmes. Cela afin d’aider à la production de nouveaux médicaments capables d’agir sur cette molécule. Nous pouvons alors envisager deux manières pour parachever ce processus.

La banque de molécules

Accessible à tous les industriels, elle permet de balayer les molécules qui sont capables d’agir sur une cible donnée, à l’origine d’une pathologie (une protéine par exemple). Cette méthode permet de gagner du temps par rapport aux techniques utilisées dans le passé. Aujourd’hui les chercheurs examinent les possibilités d’un sous-ensemble de la chimiothèque disponible en choisissant à l’aide d’une logique rationnelle. Cependant, dans les années 90, la totalité de la base de données était testée à travers les algorithmes, renvoyant alors trop de résultats.

L'intelligence artificielle au service de nos médicaments, recherche d'aujourd'hui pour les médicaments de demain?

Interprétation de la structure cible

La seconde possibilité est de partir de la structure de la cible et de créer en fonction de celle-ci, plusieurs molécules qui seront capables d’interagir avec elle et de la manière souhaitée. Il est ensuite nécessaire de les classer par pertinence en conservant les molécules synthétisables. Le problème majeur est d’anticiper les interactions entre les molécules et les macromolécules. En effet, les structure de ces dernières, comme les protéines, dépendent de l’environnement.

Ces différentes techniques, où l’informatique et les recherches algorithmiques assistent la chimie ne permettent pas de gagner du temps. De plus, la synthétisation de nouveaux médicaments reste très chronophage. Cependant, le résultat final est « de meilleure qualité » d’après le Pr Bureau puisque ce processus est très sélectif.  Alors, intelligence artificielle et médicaments, l’avenir de la pharmacie?

En attendant la démocratisation de l’IA, la miniaturisation des technologies permet déjà de diminuer la peur du dentiste, comme nous vous l’expliquons ici !

N’hésitez pas à revivre le Sommet Innovations et Start-up.

Thomas Ravet

Sauvlife : Une application de géolocalisation pour sauver une vie

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juillet 2019

Sauvlife, qu’est ce que c’est ?

L’association Sauvlife collabore avec les SAMU de France dans le but de mettre en place une application pour sauver la vie de victimes d’accident cardiaque. L’arrêt cardiaque est à l’origine de 50 000 décès par an en France. Chaque minute qui s’écoule voit les chances de survie diminuer de 10%. C’est pourquoi une intervention immédiate d’un citoyen est quasiment indispensable en attendant les secours.

l'association Sauvlife lance son application pour sauver la vie de victimes d'accident cardiaque.

C’est là qu’intervient l’application de SAUVlife, qui s’appuie sur deux notions : entraide et solidarité. Le principe est de géolocaliser des citoyens volontaires pour les prévenus en cas d’accident survenu proche de leur zone géographique. Ils seront ainsi les premiers sur la zone et pourront prodiguer les premiers gestes d’urgences. De cette manière, les chances de survie de la victime augmenteront donc. Le citoyen volontaire n’a pas besoin d’être un professionnel de santé, ni même d’être formé.

« Chaque citoyen qui télécharge l’application   est un sauveteur potentiel en cas d’arrêt cardiaque. L’objectif est de gagner du temps pour sauver des vies en améliorant la chaîne de survie et le pronostic extrêmement sombre de l’arrêt cardiaque ». 

Une application pour sauver une vie ?

Le résumé des trois étapes  de Sauvlife pour sauver une vie en étant volontaire

Le fonctionnement de cette application est très simple. Le SAMU reçoit un appel d’urgence (numéro 15) à la suite d’un arrêt cardiaque. L’équipe de régulation médicale du SAMU va envoyer les équipes du SMUR et les services de secours pompiers sur place. Dans le même temps, elle déclenche l’application.

Cette dernière géolocalise les citoyens volontaires présents à mois de dix minutes à pied des lieux de l’accident puis leur envoie une notification d’urgence par SMS. L’application dirige le volontaire jusqu’à la victime, s’il est disponible.

Un fois sur place, l’application Sauvlife et le SAMU guident le volontaire dans les premiers gestes à donner jusqu’à l’arrivée des secours qui prendront ensuite le relais pour sauver la vie de la victime.

L’application est déjà disponible gratuitement sur les plateformes de téléchargement Google play & App Store.

Parce qu’un arrêt cardiaque peut arriver n’importe où, engagez-vous pour sauver des vies.

Et si les malades cardiaques pouvaient bénéficier d’une greffe de coeur imprimé en 3D ? Relisez notre article sur l’impression 3D de coeur !

Vincent Jouvenne

Fabriquer du sang universel à partir de dons courants pour sauver des vies

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juin 2019

Le 14 Juin célèbre la Journée Mondiale des Donneurs de Sang.  A cette occasion, l’Établissement Français de Sang (EFS) a lancé un évènement pour attirer un maximum de personnes à venir dans l’une des 7000 collectes entre le 11 Juin et le 13 Juillet. Les besoins quotidiens des malades en France sont très importants. En effet, 10 000 dons de sang sont nécessaires chaque année. C’est ainsi près d’un million de malades qui peuvent être soignés. C’est pourquoi transformer des dons quelconques en sang universel est une solution envisagée pour sauver encore plus de vies.

Une affaire de marqueurs

Pour permettre la transfusion, différents critères doivent correspondre entre le sang du donneur et celui du patient. Le groupe sanguin déterminé par les systèmes ABO et Rhésus fait partie de ces critères. Il est pris en compte pour éviter le rejet du sang transfusé. Des chercheurs de l’université UBC de Vancouver ont transformé du sang de type A en sang de type O-. Aussi nommé sang de « donneurs universels », les globules rouges de ce groupe sanguin sont compatib tous les receveurs. Les antigènes A ou B, présents sur la surface de la cellule, caractérisent les autres groupes. Ces globules ne les portant pas, l’organisme receveur ne provoquera pas de réaction immunitaire.

L’utilisation de plusieurs enzymes bactériennes présentes sur les parois intestinales humaines permet de réaliser cette transformation. Elles sont capables de détériorer certains sucres au cours de la digestion qui sont très proches des marqueurs définissant le type A des globules rouges du sang. Les chercheurs se sont concentrés pour l’instant uniquement sur la transformation de ce groupe sanguin car il est très présent, en France le groupe A représente près de 44% de la population alors que le sang O- seulement 6% (chiffres de l’EFS). Cette transformation en sang universel pourrait donc grandement faciliter la distribution des dons pour les différents traitements et diminuer le risque de pénurie.

Cependant il faut encore assurer que cette transformation n’altère en rien la qualité du sang pour garantir la sécurité du patient qui reçoit le traitement. Il est très important de détériorer correctement tous les marqueurs A pour bien obtenir du sang de « donneurs universels ».

Profitez-en pour en savoir plus en cliquant ici !

Rémi Chazottes

Des microrobots nettoyant la plaque dentaire, nos meilleurs amis pour nos futurs passage chez le dentiste?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juin 2019

Fini les détartrages avec ultrasons pas confortables ou avec des sableuses à eau qui éclaboussent de partout. Demain,des microrobots vont se charger de nettoyer notre dentition. Ces microrobots anti plaque dentaire dédramatisent le dentiste!

Ceci sera fini avec les microrobots anti plaque dentaire lors de nos terrifiants passages chez le dentiste

Origines de ce projet anti plaque dentaire

C’est une équipe de chercheurs de l’université de Pennsylvanie qui a développé cette technologie. A l’origine de leur travaux, une particule bien connue: l’oxyde de fer (Fe3O4). Ces particules catalysent une réaction avec le peroxyde d’hydrogène, et libèrent alors des radicaux libres. Ces derniers décomposent la matrice collante du biofilm, aussi appelé plaque dentaire. Couplés avec une action magnétique, ces robots antimicrobiens catalytiques (RAC) sont d’une redoutable efficacité.

voici ce que les microrobots anti plaque dentaire vous enlèverons à la place de votre dentiste, qui est vraiment gagnant finalement?

Il existe aujourd’hui deux types de microrobots. Les premiers sont de simples particules d’oxyde de fer en suspension dans une solution. Nous dirigerons alors ces particules avec un aimant pour racler le biofilm. Pour le second type , on va créer des structures complexes de ces particules en les incorporant dans un moule en gel de polymère. Ainsi on va pouvoir élaborer, par exemple, des hélices permettant d’atteindre le biofilm dans des canaux.

Bien, mais où en sont les microrobots maintenant?

Des tests sur des plaques de verre, puis dans un second temps sur des dents, se sont avérés particulièrement efficaces dans l’élimination de la plaque. Des zones inaccessibles aux techniques ordinaires, comme les canaux de la base de la gencive, ont d’ailleurs été traitées.
Cette technique pourrait se généraliser dans le traitement de dispositifs médicaux avec des espaces confinés comme les sondes, cathéters médicaux… Les chercheurs espèrent déboucher sur une application clinique dans peu de temps. Et enfin, ces microrobots anti plaque dentaire dédramatiseront le dentiste pour notre plus grand soulagement!

Que retenir de tout ça…


L’avancée de la miniaturisation des technologies sème de grande promesse pour la qualité des soins de demain. En parallèle de ce phénomène, nous observons également un fort développement des applications de réalité virtuelle. Petit à petit , cette technologie se mets à la disposition des établissements de rééducation de polytraumatisés, comme nous vous l’expliquons ici !
Mais si les microrobots occupent l’ensemble de vos pensées, cliquez plutôt ici pour davantage d’informations!

Niels GUIGARD

Un masque d’hypnose pour diminuer le traumatisme des patients

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Juin 2019

Alors que la réalité virtuelle s’impose petit à petit dans le domaine du médical, pour la rééducation par exemple, l’hypnose va-t-elle devenir une solution pour soulager le traumatisme du patient ?

L’hôpital, un traumatisme pour les patients

Les patients considèrent que les opérations chirurgicales en anesthésie locale sont particulièrement désagréables et anxiogènes. La biopsie de la prostate par exemple, est un acte indispensable pour diagnostiquer le cancer. Il est malheureusement particulièrement traumatisant pour le patient.
Le Pr Puech, chef du service d’imagerie génito-urinaire au CHU de Lille introduit l’utilisation d’un masque connecté. L’objectif affiché est « de rassurer les patients, pour que cette expérience soit mieux vécue ».

Un masque d'hypnose pour lutter contre le traumatisme du patient.

Pour ce projet, le Pr Puech utilise, le dispositif baptisé Hypnos Pro. La start-up française Dreamzzz est à l’origine de ce masque. Une application permet de le piloter très facilement. Deux parties composent cet appareil : un masque à diodes lumineuses et un casque audio. La lumière projette des images relaxantes tandis que les écouteurs offrent une histoire calme. « Pendant une quinzaine de minutes, le patient est isolé au niveau sonore et visuel. Il est plongé dans une histoire », résume le Pr Puech.

La société hypnos souhaite lutter contre le traumatisme des patients avec sa solution d'hypnose.

Dreamzzz et son masque d’hypnose, une solution ?

La fondation de lutte contre la douleur Apicil et le Groupement inter-régional de recherche clinique et d’innovation Nord-Ouest ont mené une pré-étude. Celle-ci montre que « 90% des patients ont un ressenti bénéfique ». L’étude principale a débuté en Mai et regroupera 172 patients. Elle aura pour but de confirmer l’effet bénéfique sur les patients. En effet, ce masque a un coût (2000€ pour la version utilisé) et prend du temps aux manipulateurs radio. Son intérêt et sa plus-valus réelle sont donc à démontrer.
  A noter que les dentistes utilisent déjà ce type de masque pour détendre les patients. D’autres domaines seraient également intéressés par cette capacité à diminuer le traumatisme du patient par l’hypnose. En effet, l’hôpital est une expérience souvent mal vécue et ce genre de dispositif pourrait devenir très commun.

Découvrez plus en détails le monde d’Hypnos Pro en cliquant ici

Joffrey Barrier

La réalité virtuelle, un nouvel outil viable pour la rééducation ?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mai 2019

Le premier casque de réalité virtuelle (VR) a été conçu en 1970 à l’université de l’Utah. Cependant, cette technologie s’est réellement démocratisée à partir de 2015/16 avec les sorties du Samsung Gear VR et de l’Oculus Rift. Bien que les applications semblent illimitées (divertissement, jeux vidéo, tourisme), la VR peine à s’imposer pleinement dans le milieu médical. Ce marché restant très ouvert de nombreuses start-ups essaient de développer cette technologie. Pour cela, les nombreuses possibilités d’aides de la réalité virtuelle à la rééducation sont une réelle mine d’or!

démocratisation de la réalité virtuelle dans notre vie de tous les jours
La réalité virtuelle se démocratise aujourd’hui dans nos foyers!

De nouvelles possibilités de soins

La jeune société XRHealth est la première entreprise médicale certifiée VR (“Certified Virtual Reality (VR) Medical Company to develop FDA/CE Registered Medical Applications”). Elle propose donc des outils possédant le marquage CE. XRHealth développe des casques de VR dans le but de faciliter la rééducation à l’aide d’exercices ludiques. Cette technologie sera très utile pour remobiliser les épaules, faire travailler les cervicales et toutes les articulations en générale. Nous pouvons cependant ajouter d’autres fonctionnalités comme l’évaluation des réflexes ou la proposition d’un moment de détente. Le praticien bénéficie d’un portail qui va lui permettre de programmer les exercices, de sauvegarder les résultats et ainsi constater les améliorations de ses patients. Les applications et les bienfaits sont donc nombreux mais le prix de l’abonnement, entre 99$ et 999$ par mois selon les options choisies, est un réel frein à la démocratisation de cette technologie. Retrouvez plus d’information sur XRHealth ici.

Aide à la rééducation par réalité virtuelle
L’aide à la rééducation par la réalité virtuelle, enjeu d’avenir!

Créée en 2015, l’entreprise KineQuantum propose le même type de solution, en insistant sur les aspects personnalisables et ludiques de cette technologie. Elle présente également toute la démarche scientifique nécessaire à la confection d’une telle solution. La conception des exercices, se fait en coordination entre l’équipe de développeurs, une communauté de kinésithérapeutes et un comité scientifique pluridisciplinaire. Le but est de cibler les mouvements spécifiques utiles aux praticiens pour les différentes rééducations, puis de trouver une manière de l’intégrer dans un exercice ludique. La sensation de douleur diminue de 50% à 80% lors d’un jeu. N’hésitez pas à en apprendre plus sur KineQuantum
Enfin, avec l’évolution de l’intelligence artificielle, de nouvelles méthodes de soins arrivent à l’hôpital, comme expliqué dans notre article sur lojelis.

Vincent Jouvenne

Et si la greffe d’un organe imprimé représentait le futur de la transplantation?

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mai 2019
Imprimé un organe pour la greffe en 3 dimensions c'est déjà possible!
Imprimer un organe n’est plus de la science fiction!

Cette année, le domaine de la greffe cardiaque a connu une véritable révolution . Des scientifiques israéliens ont en effet mis au point un prototype de cœur imprimé en 3D. De la taille d’une cerise, ce cœur est entièrement créé à partir de cellules du patient. Il est donc totalement compatible avec le receveur. La greffe de cet organe imprimé ne présente aucun rejet représentant 10% des causes de décès suite à une greffe cardiaque. Le taux de survie à un an des greffés est supérieur à 75%, démontrant tous le chemin encore à parcourir. De plus, cette innovation peut pallier le manque de dons. En effet, d’après le rapport médical et scientifique du prélèvement et de la greffe en France, il y aurait deux malades pour un seul greffon disponible. Alors, greffe et organe imprimé, cocktail gagnant pour la transplantation de demain?

coeur imprimé pour greffe
Image du cœur imprimé de l’équipe du Dr Tal Dvir

Imprimer un coeur, vraiment?

Ce cœur, imprimé en 3D, est composé de tissus du patient, de valves d’artères et de tout un réseau sanguin. Cependant, la taille du système pose un problème puisqu’il est impossible d’envisager de vivre avec un greffon aussi petit. Ainsi, les essais cliniques sur l’Homme pour cette technologie ne devraient débuter que dans une dizaine d’années. Le docteur Tal Dvir, qui dirige les recherches à la faculté de sciences de la vie de l’université de Tel-Aviv, se veut optimiste sur la finalité de ce projet. « Ce que je peux imaginer, c’est que dans 10 ans il y aura des imprimantes 3D dans les hôpitaux, que ces imprimantes imprimeront des organes pour les patients ». Ce projet révèle également l’importance de l’impression 3D, qui dans l’avenir, sera une solution majeure pour les greffes et transplantations des patients. Retrouvez plus d’informations sur l’équipe du docteur Tal Dvir ici.

Cependant, l’impression 3D d’organe n’est pas la seule utilisation de cette technologie. Comme nous vous l’expliquons dans cet article, elle peux également permettre la cicatrisation de certaines lésions!
Thomas Ravet

Prévenir et traiter les cancers via l’analyse des données génomiques

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mai 2019

Fondée en 2017, SeqOne est une startup montpelliéraine qui a mis en place une plateforme d’analyse de données génomiques. Conçu pour des applications cliniques, cet outil d’analyse génomique aide à prévenir et traiter cancers et autres maladies rares. L’objectif de cette jeune entreprise est de proposer des moyens d’analyses efficaces et de gérer d’importants volumes de données médicales. Et si prévenir et traiter les cancers n’était plus si compliqué?

L'entreprise seqone est leader pour prévenir et traiter les cancers.

L’innovation Seqone

La solution proposée par SeqOne aide à trier les données issues du séquençage du génome. En effet, seule une infime fraction du patrimoine génétique sera pertinente dans le cadre du traitement du cancer. Les informations apportées par le génome pour les traitements du cancer sont capitales dans l’établissement d’un diagnostic et de la stratégie de soins. La startup se montre innovante en utilisant l’intelligence artificielle afin de réduire les délais et les coûts importants induits par l’interprétation des données. Ces derniers coûtant en effet plus cher que le séquençage lui-même.

Pour prévenir et traiter les cancers, Seqone utilise un outil de traitement de données très performant.

Leur application, fruit de cinq années de recherches en partenariat avec l’IRMB (Institut de médecine régénératrice et de biothérapie) est actuellement exploitée dans cinq CHU et trois laboratoires d’analyses privés en France. Plusieurs CHU ont décidé de suivre cet exemple et de la tester. Nous sommes donc sur une technologie en pleine expansion! Cette dernière cherchant à se développer via l’amélioration de la plateforme d’analyse et la qualité des interprétations. Nul doute que l’intelligence artificielle et le traitement des données sont les grandes sources d’inspiration pour les innovations à venir. Elles sont surement la clé d’une prochaine révolution du monde biomédical. N’hésitez pas à visiter le site officiel de SeqOne pour en apprendre davantage!

Si ces technologies vous intéresse, n’hésitez pas à retrouver notre dernier article sur la rétine artificielle, révolutionant le confort de vie des personnes aveugles ou malvoyante.

Vincent Jouvenne

Lojelis, l’intelligence artificielle pour développer la relation patient/hôpital

Publié Laisser un commentairePublié dans Minute Mars 2019

La technologie s’introduit dans tous les domaines de la santé. De la production de médicaments au diagnostic en radiologie, l’intelligence artificielle s’adapte à tous les domaines, même au parcours patient dans un hôpital.

Intelligence artificielle et relation patient/Hôpital, la solution Ho&Me essaie de rendre le parcours patient plus agréable.

Une application de suivi du patient très compléte

Basée dans le Puy-de-Dôme, Lojelis tente d’améliorer le parcours de soins. Sa nouvelle application Ho&Me, se base sur un concept d’intelligence artificielle et développe le lien entre l’hôpital et le patient. Celle-ci permet à l’équipe soignante de proposer des questionnaires différents selon les personnes. Elle peut donc mieux les adapter aux soins et aux besoins du patient. Cette démarche facilite ainsi le suivi du dossier médical et permet de partager des fiches pratiques. Les avantages du point de vue du patient sont simples. Grâce à ce suivi directement sur son téléphone, il est placé dans les meilleures conditions possibles.

La solution Ho&Me a donc pour but d’être rassurante et connectée. Elle peut également prendre en compte les données des objets connectés qui envahissent notre quotidien. Les pèse-personnes ou les montres connectés regorgent de données personnelles sur notre santé exploitables. Pour l’équipe hospitalière, cette application propose un gain de temps et de rentabilité. En effet, toutes les informations sont déjà digitalisées et sécurisées.

L’intelligence artificielle pour une médecine prédictive

L’intelligence artificielle de Ho&Me essaie de corréler divers éléments (réponses au questionnaires et données des objets connectés par exemple) afin de réaliser des analyses prédictives. Ce travail peut potentiellement permettre d’anticiper des complications. L’application Web destinée à l’équipe soignante donne accès aux fiches patients, aux différents questionnaires existants avec la possibilité de les modifier ou d’en créer de nouveaux. Des alertes sont également présentes pour prévenir d’éventuelles complications. Ainsi, l’application est capable de prioriser les cas selon les urgences.

Enfin, la société Lojelis compte bien profiter de la réunion des hôpitaux en GHT. Elle souhaite proposer une même application pour tous les professionnels de santé, avec une interaction possible entre les divers établissements et les médecins libéraux. Retrouvez plus d’informations dans la vidéo ci-dessous!
  Vincent JOUVENNE